À vos marques, prêts… Les industriels des sols sportifs n’ont pas attendu le 26 juillet pour se positionner sur l’opportunité offerte par les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Gerflor (5000 salariés, 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires) va ainsi fournir 33 466 mètres de sols sportifs pour l’événement, dont 75% sont fabriqués en France.
Ils équiperont 11 terrains de handball, 7 terrains de volleyball, 5 terrains d'entraînement de basketball, 1 surface sportive d’échauffement de boxe et, pour les jeux Paralympiques de Paris 2024, sur 6 terrains de volleyball assis, 5 terrains de goalball, 3 terrains de basketball fauteuil, 2 surfaces de boccia, 2 terrains de rugby fauteuil ainsi qu’un terrain de para badminton.
Des sols réutilisés après les jeux Olympiques et Paralympiques
«Les sols sportifs demandés sont ceux sur lesquels évoluent les athlètes toute l’année, et la requête était donc de retrouver des installations de qualité équivalente à celle ayant cours de manière traditionnelle», précise Pierre Lienhard, le directeur de l’activité sols sportifs de Gerflor. Ces équipements ne représentent que 1% de la production annuelle de sols sportifs de l'entreprise. Pour le volleyball et le handball, la pose s'effectuera début juillet à la Porte de Versailles. À l’issue des Jeux, les sols seront transférés de manière définitive dans des équipements sportifs de collectivités territoriales, en Ile-de-France ou sur le reste du territoire : «déjà la moitié des sols ont une destination quasi-certaine», indique Pierre Lienhard.
Tarkett s’appuie sur les travaux réalisés par les collectivités
À l’inverse de Gerflor, Tarkett ne sera pas positionné sur les jeux Olympiques et Paralympiques même, mais a bénéficié de la dynamique qu’ils ont engendré. «Dans le cadre des jeux Olympiques, beaucoup de villes s’étaient positionnées pour pouvoir accueillir des délégations participantes aux Jeux Olympriques et Paralympiques. Ces villes ont fait des travaux», observe Alexis Teytaut, le directeur commercial France de la division sports du groupe Tarkett (12 000 personnes, 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2023), fabricant de revêtements de sols et, donc, de surfaces sportives. L’entreprise chiffre entre 15% et 20% la croissance du marché français des sols sportifs depuis 2020, sur les quatre ans qui viennent de s’écouler, par rapport aux années précédant 2020.
Dans le cadre des Jeux, 50 installations d’intérieur (indoor) et 20 installations d’extérieur (outdoor) en régions seront utilisées comme centres de préparation aux Jeux par les délégations d’athlètes venus du monde entier, avec des produits Tarkett. Parmi ces sites, figurent le contour synthétique du Stade de France, le pôle omnisports de Deauville (Calvados) qui recevra une partie des athlètes chinois et le Creps d’Île-de-France utilisé par l’équipe d'escrime ukrainienne, à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Des produits fabriqués par Tarkett équipent également le Village des médias, à Dugny (Seine-Saint-Denis).
La majorité des revêtements sont réalisés en France, pour l’indoor à Sedan (Ardennes), et le gazon synthétique à Auchel (Pas-de-Calais). A l’année, la commande publique représente 95% de l’activité de Tarkett sports. Face à la pression foncière, le fabricant met en avant ses sols combinés surfaciques (avec structure bois avec une finition en linoleum), pour utiliser des gymnases aussi bien pour faire du sport que pour y organiser des réceptions. «Nous avions déjà ces produits dans la gamme depuis vingt ans, mais cela se développe de plus en plus, même si les budgets sont conséquents», illustre Alexis Teytaut. Un autre moyen de faire vivre les terrains.



