Siemens concrétise la séparation avec sa division énergie. Lundi 28 septembre, le groupe allemand a introduit en Bourse Siemens Energy, une branche historique du conglomérat allemand qui regroupait ses activités dans la construction de turbines électriques, le gaz, le pétrole ou encore l’éolien. Cette décision ne devrait pas avoir d’influence sur le chantier de la centrale électrique à cycle combiné au gaz naturel que Siemens construit pour Total à Landivisiau, dans le Finistère.
Comme annoncé en mai 2019, l’entreprise s’est séparée de 55 % de ses parts dans Siemens Energy pour se concentrer sur le numérique. Douze à 18 mois plus tard, il prévoit de procéder à nouveau à une réduction significative du nombre de ses parts. Siemens aura alors quasiment tourné la page de la production des grands équipements énergétiques – turbines électriques, mais aussi grosses éoliennes.
Début en Bourse difficile
Le titre Siemens Energy a connu un début difficile en Bourse de Francfort (Allemagne). À l’ouverture du marché, le groupe enregistrait une valorisation de 16 milliards d’euros avec des actions s’échangeant à 22,01 euros. Les analystes prévoyaient quant à eux une capitalisation située entre 17 et 24 milliards d’euros.
Après le retournement du marché des grandes centrales électriques, Siemens avait annoncé il y a un an la scission de sa division historique Gas and Power, et le transfert dans une nouvelle entité baptisée Siemens Energy de sa participation de 59 % dans le spécialiste de l’éolien Siemens Gamesa Renewable Energy. La société affichait alors un chiffre d’affaires cumulé de 30 milliards d’euros et compte aujourd’hui 91 000 personnes. Elle vient d’annoncer le lancement sur le marché en 2024 d’une éolienne marine géante de 14 MW.



