Siemens Gamesa, qui construit au Havre (Seine-Maritime) une usine d’éoliennes pour de futures installations en mer, vient d'annoncer qu’il lançait une première vague de recrutements de 210 opérateurs.
Les postes concernent la fabrication de pales (moulage, drapage, traitement de surface) et l’assemblage de nacelles. L’usine, qui doit être opérationnelle au premier semestre 2022, devrait se traduire par la création de 750 emplois directs et indirects, ces derniers comprenant les activités logistiques.
"Nous donnons vie au plus grand projet industriel de l’histoire des énergies renouvelables en France", indique Filippo Cimitan, président de Siemens Gamesa France. Toutefois, celui-ci ne souhaite pas communiquer le montant total de l’investissement que représente l’usine pour son groupe. Le seul montant rendu public est celui de l’investissement de l'Etat, des collectivités locales et du port du Havre dans le projet : 146 millions d’euros. La part des emplois de Siemens Gamesa dans le total des 750 emplois directs et indirects n’a pas été non plus communiquée.
Pour réussir ce recrutement, Siemens Gamesa et Pôle emploi Normandie ont signé le 5 février une convention de partenariat posant la méthode de recrutement par simulation (MRS) comme l’outil principal de recrutement pour ces métiers. "Cette méthode va nous permettre de tester l’aptitude, la motivation et l’habileté, a expliqué Arnaud Gomel, directeur RH France de Siemens Gamesa. Peu importe votre passé, si vous êtes motivé et que vous avez un savoir-être, vous avez votre chance." Laurence Charles, directrice régionale adjointe de Pôle emploi Normandie, estime que "pourla plupart, les candidats pourront postuler sans CV, ni pré-requis".
L’objectif de cette première phase est de sélectionner les 210 premiers salariés de l’usine d’ici décembre 2021.
"Si nous construisons cette usine, c’est parce que nous avons des clients", tient à rappeler Filippo Cimitan. L’usine a d’abord vocation à servir le marché domestique français (pour le moment, les parcs éoliens de Fécamp, Saint Brieuc, Courseulles-sur-Mer, Dieppe-Le Tréport, Yeu-Noirmoutier) mais elle pourrait aussi servir l’international. L’usine sera par ailleurs flexible. Elle aura la capacité de produire des turbines de 7 MW et 8 MW et les machines de nouvelle génération de 14 MW de Siemens Gamesa.



