Shoemakers poursuit une stratégie de différenciation sur le marché de la chaussure pour enfant, à la peine.
La société de Chanverrie (Vendée) lancera cet hiver une basket en doublure en cuir de maïs, matière végétale antimicrobienne, anti-allergique et anti-odeur. Suivra, l’été prochain, une chaussure en cuir issue de... déchets de pomme. "L’inconvénient est le manque de couleurs, c’est pourquoi nous privilégierons des modèles unis. Il y a une vraie appétence pour ce type de produit", observe Alexandra Bois-Aubouin, qui a repris l’entreprise (ex-Raskids) en 2015. Shoemakers, qui investit annuellement 1 million d’euros en bureau d’études, R & D et développement de collections, renforce un positionnement environnemental déjà affirmé avec l’emploi d’œillets sans nickel, de cuirs certifiés Reach, de caoutchouc naturel au lieu de plastique pour les semelles. Shoemakers défend un modèle très intégré, avec la maîtrise des matières, de la conception, du prototypage, d’une partie de la fabrication, réalisée par son usine en Tunisie, et finalement de la distribution avec son réseau de 30 boutiques.
"La chaussure pour enfant est un produit très technique", explique la dirigeante. Shoemakers, placé sur le créneau des pointures 18 à 40, coiffe plusieurs marques, dont Pom d’Api, la plus ancienne, mais aussi Clotaire, 10is, Shoo Pom et Adolie.
L’entreprise a enregistré 16 millions d’euros de chiffre d’affaires l’an passé, ce qui correspond à 500 000 paires. L’un de ses axes de développement est l’export, qui représente déjà 40 % des ventes. Le cap sera mis sur l’Asie et l’Amérique. Shoemakers emploie 180 salariés dont 120 en Tunisie et 40 en Vendée.



