Parti avec un temps de retard sur l’ARNm, le laboratoire français cible cependant les premiers rôles. Sanofi engagera 2 milliards d’euros sur ce segment jusqu’en 2026, dont 935 millions en France. À échéance de dix ans, l’enveloppe pourrait atteindre 1,6 milliard d’euros sur le territoire, où Sanofi veut établir une chaîne complète, de la R&D à la production.
Transfert de technologies en France
S’appuyant sur sa collaboration depuis 2018 avec Translate Bio, spécialiste américain de l’ARNm qu’il a acquis l’an passé, le laboratoire lance un véritable transfert de technologies en France. D’abord avec des capacités de R&D, principal poste de dépenses, implantées sur son complexe de vaccins à Marcy-l’Étoile (Rhône), où s’ajoutera d’ici à 2024 un bâtiment dédié aux maladies émergentes et aux risques pandémiques, jusqu’à l’Evolutive vaccine facility (EVF), sa future usine digitale et modulaire de vaccins dont la première pierre a été posée le 7 mars à Neuville-sur-Saône (Rhône).
Cet investissement à part, de 490 millions d’euros, permettra de produire des vaccins ARNm dès la fin 2025. À cet horizon, six vaccins candidats sont espérés contre des maladies infectieuses, en priorité la grippe, dont Sanofi est un spécialiste mondial. Le défi sera aussi de dépasser le seul cadre des vaccins et de mettre au point des biomédicaments contre des cancers et des maladies rares.

Vous lisez un article du magazine 3705 d'avril 2022



