Sanofi va aider à la production du vaccin de Moderna contre le Covid-19 aux États-Unis

Nouvelle alliance entre deux laboratoires pour la production des vaccins contre le Covid-19. Aux États-Unis, Sanofi va épauler Moderna.

Sanofi va participer à la fabrication de vaccins Moderna contre le Covid-19. Lundi 26 mars, le géant pharmaceutique français a dévoilé un accord avec la biotech américaine. L'entreprise va mobiliser son site de Ridgefield au New Jersey (États-Unis) pour fabriquer jusqu'à 200 millions de doses aux États-Unis.

Troisième accord de ce type pour Sanofi

L'entreprise française précise qu'elle réalisera des opérations de remplissage et de finition. Ce n'est pas la première fois que Sanofi s'allie à un concurrent pour répondre à l'importante demande mondiale en vaccins contre le Covid-19. En attendant le déploiement de ses propres vaccins (toujours en développement), Sanofi a conclu des accords avec Johnson & Johnson et Pfizer-BioNTech.  

« Sanofi est l’une des rares entreprises à multiplier les partenariats industriels pour améliorer les approvisionnements mondiaux de vaccins contre le Covid-19 et l’accès à ces vaccins, tout en poursuivant en parallèle le développement de deux de ses propres vaccins contre cette maladie », se félicite dans un communiqué Paul Hudson, directeur général de Sanofi. Avec son réseau industriel, le groupe français dispose effectivement d'une carte maîtresse dans la course à la vaccination.

Sanofi maintient le cap pour ses propres vaccins

Sanofi précise qu'il poursuit le dialogue avec les gouvernement et diverses organisations « pour identifier les autres domaines de réponse à la pandémie où l’entreprise peut agir et apporter une contribution efficace ». Tout en collaborant avec d'autres laboratoires, l'entreprise se défend de devenir un sous-traitant.

« Sanofi continue d’accorder toute la priorité au développement de ses deux candidats vaccins contre le Covid-19 », insiste le groupe. L'un de ces vaccins est développé en partenariat avec le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) et pourrait être disponible au quatrième trimestre 2021, « sous réserve de résultats de phase III concluants et de la délivrance des autorisations réglementaires ». L'autre, développé avec la biotech américaine Translate Bio, vise une approbation éventuelle « au plus tôt » fin 2021.

Avec Reuters (Myriam Rivet, édité par Nicolas Delame)

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