Sanofi a dévoilé, jeudi 14 janvier, un projet d'implantation d'un centre d'accélération à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), au prix d’un investissement de 60 millions d’euros, soutenu, pour 4 millions d’euros, par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’idée de ce centre d’accélération et d’innovation est de faciliter le développement de nouvelles thérapies à travers des technologies automatisées et digitalisées et d’obtenir une traçabilité totale de la vie des molécules pharmaceutiques depuis la phase de conception jusqu’à la délivrance chez les patients. Après une période de préparation du chantier et des terrains entre avril et juin, la construction du nouveau bâtiment devrait débuter en juillet 2021 pour une mise en service envisagée à l’automne 2022. Il se présentera sous la forme d’un immeuble d’environ 28 mètres de hauteur, sur cinq niveaux, avec une emprise au sol de 450 m². Il sera édifié au nord du site dans le prolongement d’un bâtiment existant. Le premier niveau sera consacré aux zones de finition et de conditionnement du produit ainsi qu’au stockage de matières premières. Les deux niveaux médians accueilleront les unités réactionnelles et la salle de contrôle. Les deux derniers abriteront les équipements techniques. Le projet qui se veut une vitrine de l’industrie 4.0 dans la chimie s’appuiera sur un large éventail de partenariats (fournisseurs, universités, sociétés d’ingénierie, équipes R&D du site…) et va donner lieu à l’instauration de formations spécifiques sur les processus et équipements qu’impliquera sa mise en œuvre.
Sanofi assure vouloir "établir les conditions d’une chimie pharmaceutique verte en développant les procédés à l’impact le plus faible sur l’environnement et la consommation d’énergie". "Cette nouvelle unité de pointe positionne ce site historique du groupe comme le site de lancement des nouvelles molécules chimiques de la R&D Sanofi", indique Philippe Luscan, vice-président exécutif, Affaires industrielles globales, de Sanofi.
Dans son portefeuille, le groupe affirme compter déjà "une dizaine de molécules chimiques à différents stades d’études cliniques, couvrant de multiples domaines thérapeutiques avec une dominante dans l’oncologie, les affections immuno-inflammatoires, la sclérose en plaques et les maladies rares".
Employant plus de 600 salariés, ce qui en fait le deuxième employeur privé du département, et mobilisant une centaine de personnes d’entreprises sous-traitantes, le site de Sisteron, né en 1917, est dans le giron de Sanofi depuis 1973.



