Quand Technip accélère sa transition énergétique à l’issue de la scission avec sa branche américaine TechnipFMC début 2021, Samia Kaddour répond à l’appel. Son directeur général, Arnaud Pieton, lui demande d’élaborer la feuille de route ESG de l’entité. De retour d’une formation à l’École de guerre où elle a « affirmé » son management, Samia Kaddour s’attelle à ce chantier d’un nouveau genre pour une ingénieure des Arts et Métiers (Ensam).
Chez Technip depuis 2003, elle est plutôt habituée à concevoir des installations gazières avec ses équipes... Co-construite à partir d’avril 2021 avec plus de 150 salariés, la feuille de route a été dévoilée en mars dernier. « Mon rôle a été d’organiser ce travail, de rassembler les propositions et de convaincre le comité exécutif de prendre des risques. »
En tant que nouvelle vice-présidente « durabilité », elle est désormais chargée du déploiement de ce plan. Il faudra par exemple faire passer le pourcentage de femmes dans les hautes sphères de l’entreprise de 11 à 25 % d’ici à 2025. « J’aime fédérer et je pense que l’entreprise doit être leader du changement face aux problèmes de ce monde. » Elle sait embarquer les équipes. Entre 2005 et 2009, elle l’a prouvé en jouant un rôle majeur dans la réalisation de Qatargas 2, l’un des plus gros trains GNL au monde, d’abord en coordonnant une équipe de 100 personnes en Inde, puis en gérant les relations avec les autorités qatariennes lors de la construction.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3711 - Octobre 2022



