Saint-Jean Industries s'empare de l'usine de roues d'Alvance Wheels

Le tribunal de commerce de Paris a validé mardi 1er février la reprise de l'usine de roues d'Alvance à Diors (Indre) par l'équipementier automobile Saint Jean Industries. L'industriel rhônalpin conservera 166 des 270 emplois. 

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Site de F2R à Diors
L'usine Alvance Wheels (ex Française de roues) va se recentrer sur les roues de grande dimension après son rachat par Saint-Jean Industries.

La fin d'un long tunnel pour l'usine de roues Alvance près de Châteauroux (Indre). Le tribunal de commerce de Paris a désigné mardi 1er février l'équipementier automobile Saint Jean Industries pour reprendre la dernière usine française de jantes alu située à Diors. La reprise s'accompagne d'un plan de financement de 60 millions d'euros, dont 43 seront consacrés à la rénovation du site.

«C'est une bonne nouvelle pour les salariés, le territoire et pour l'industrie française», a réagi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, dont les services ont oeuvré au sauvetage de cette fonderie.

Saint-Jean Industries a convaincu les juges grâce à une aide publique substantielle. L'Europe et l'Etat lui apportent 41 millions d'euros de prêts et subventions, dont 11 millions sur le plan de relance et France 2030. Le Conseil régional Centre-Val de Loire amène 5 millions. Et le fonds Avenir Automobile financé par Renault, Stellantis et l'Etat, et géré par Bpifrance, complète avec 7 millions d'euros.

De son côté, la holding d'Emile di Serio, président de Saint-Jean Industries, apporte 7 millions, dont une partie en valorisation de propriété intellectuelle. Saint-Jean Industrie, qui crée une filiale baptisée Imperial Wheels, entend développer à Châteauroux sa technologie Cobawheels de roues de grande dimension mise au point par sa filiale américaine.

Projet de roues de grande dimension

Le repreneur conserve 166 emplois sur 270, mais annonce d'emblée qu'il espère remonter l'effectif de l'usine à 400 personnes d'ici 2026. Il a reçu des engagements fermes de Renault et Stellantis pour 2022 et 2023, et il vise un objectif de 1,6 million d'unités d'ici 2026.

104 des 270 salariés recevront leur lettre de licenciement dans les prochains jours. Bercy indique qu'ils auront accès au Fonds exceptionnel pour les salariés de la filière automobile, financé par l'Etat (via Pôle Emploi) et les constructeurs, et qui comprend le maintien de la rémunération nette pendant un an, des aides à la création d'entreprise, la formation et à la mobilité. 

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