Le tribunal de commerce de Paris a accepté le 21 décembre d'examiner l'offre de reprise d'Alvance Wheels, à Diors (Indre), déposée par l'équipementier français Saint-Jean Industries. Le juge des affaires a donné un mois au candidat pour préciser son dossier et lever des conditions suspensives. La prochaine audience est fixée au 25 janvier.
Muni des engagements de commandes de Renault, et d'une lettre de Stellantis, Saint-Jean Industries propose de conserver 166 emplois sur un effectif qui compte environ 280 personnes. «Ce n'est pas la panacée, mais l'entreprise est toujours là», réagit Christophe Bouvet, secrétaire (CFDT) du CSE, qui rappelle que la fonderie de jantes alu est sous le coup d'une liquidation judiciaire, et qu'à ce titre elle risque de disparaître.
Valse d'actionnaires
Au moins deux autres repreneurs avaient manifesté de l’intérêt auprès des administrateurs judiciaires, dont le fabricant de fenêtres marseillais Sotoya Constructions, et un groupement emmené par l'homme d'affaires britannique Robert Mantse, qui proposait d'injecter 50 millions d'euros en deux temps. Cette audience vient de les disqualifier.
Il reste donc un mois à Saint-Jean Industries pour apporter des garanties supplémentaires.
Dans ce dossier, le conseil régional Centre-Val de Loire avait proposé d'apporter une aide à l'investissement de 5 millions d'euros.
Issue d'une scission de Montupet en 2010, l'usine de roues de Diors a successivement été acquise par l'indien Deltronics, puis reprise à la barre du tribunal en 2016 par Thierry Morin, ancien patron de Valeo, puis par GFG Alvance, le conglomérat de l'homme d'affaires anglais Sanjeev Gupta, fragilisé par la faillite d'un de ses créditeurs, Greensill. Dans cet intervalle de 11 ans, l'effectif de la fonderie castelroussine est passé de 400 à 280 salariés, sans pour autant bénéficier d'investissements conséquents.


