Analyse

Réorganisation et poids des renouvelables, un avenir à deux inconnues pour EDF

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Faire accepter le projet Hercule, adopter une stratégie de développement... La direction d'EDF a du pain sur la planche ! © E. Dacio/IP3

En ce début d’année 2021, EDF fait face à deux inconnues. La première est liée au projet de refonte du groupe en trois entités. Baptisé Hercule, il rencontre une farouche opposition d’une partie des salariés et est bloqué à Bruxelles.

Pour assurer à son groupe les moyens de s’imposer comme un « leader de la transition énergétique », le PDG, Jean-Bernard Lévy, prévoit de créer un EDF bleu (public) pour le nucléaire, un EDF vert (ouvert aux actionnaires minoritaires) pour les énergies renouvelables, Enedis, les ventes et les services, et un EDF azur pour les barrages hydroélectriques.

La seconde inconnue est nucléaire. Le gouvernement veut qu’EDF soit le bras armé de sa stratégie de neutralité carbone d’ici à 2050. Problème, la trajectoire n’est pas totalement définie.

En matière d’électricité, deux options sont sur la table : construire de nouveaux réacteurs pour conserver 25 à 50% de nucléaire dans le mix électrique en 2050, ce qu’EDF se prépare à faire, ou viser 85 à 100% d’énergies renouvelables, ce qui serait techniquement possible, explique un rapport du gestionnaire de réseau RTE et de l’Agence internationale de l’énergie.

Le gouvernement ne tranchera pas avant 2023 et le démarrage de l’EPR de Flamanville (Manche). D’ici là, EDF doit patienter pour savoir à quelle électricité il va nous éclairer dans le futur.

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