Rennes épicentre de la cyberdéfense

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Florence Parly veut recruter un millier de combattants numériques entre 2019 et 2025.

Où se rend la ministre des Armées quand elle veut exposer sa stratégie de cyberdéfense ? À Rennes (Ille-et-Vilaine) évidemment, où s’est installé le commandement de la cyberdéfense, qui pilote les missions de protection des réseaux militaires. Florence Parly a confirmé le recrutement de 1 000 combattants numériques entre 2019 et 2025. La ministre s’exprimait depuis un bâtiment neuf du quartier Stéphant, le premier du genre entièrement dédié aux missions de cyberdéfense... Quelque 200 millions d’euros seront investis sur la période dans la banlieue proche de Rennes, à Saint-Jacques-de-la-Lande, pour mettre sur pied des infrastructures sécurisées, véritables camps d’entraînement et de formation pour les futurs soldats cyber. D’ici à cinq ans, Rennes accueillera également le nouveau groupement de la cyberdéfense des armées, constitué à terme de 430 experts du domaine.

Cet ancrage ne doit rien au hasard. La métropole rennaise abrite 70 entreprises spécialisées dans la sécurité informatique, représentant un vivier de 2 600 experts. D’où le choix d’y implanter la Cyberdéfense Factory. Créé en 2019, cet espace privilégié permet aux start-up, PME et universitaires de travailler avec les spécialistes de la Direction générale de l’armement et des opérationnels des armées. Les premiers à bénéficier de cet écosystème sont les start-up Glimps (outils de détection des virus informatiques), Malizen (réponse à incidents) et Sahar (sécurité informatique).

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