Renault Trucks va remplacer son usine historique par un nouvel entrepôt sur son site de Saint-Priest, près de Lyon (Rhône). La filiale française de Volvo Trucks mobilise 132 millions d'euros pour construire son nouveau centre mondial de distribution de pièces de rechange.
Il s'agit d'une opération à tiroir, qui suppose la destruction d'un bâtiment existant et en activité. Le chantier devrait démarrer en 2026 après le déménagement l'an prochain d'une activité d'assemblage de ponts et essieux. Celle-ci sera transférée vers l'usine voisine de Vénissieux, qui produit les moteurs. La mise en service de l'entrepôt logistique de Saint-Priest, qui emploiera 500 salariés, est prévue mi-2028.
Une vaste modernisation des sites français
«Nous avons étudié d'autres options, y compris le transfert vers un autre site. Mais le choix de Saint-Priest s'est imposé», dit Christophe Martin, président de Renault Trucks. L'usine est située à proximité des autoroutes qui contournent Lyon vers Marseille, Saint-Etienne, Paris et les Alpes.
Equipé de panneaux solaires sur toute la toiture, le nouveau bâtiment de 46 000 m² comprendra 4 000 m² de bureaux. L'électricité produite sera suffisante pour alimenter d'autres bâtiments du siège social. Au passage, le constructeur signale que l'entreprise répondra à l'impératif du zéro artificialisation nette, et qu'elle pourra même replanter 400 arbres.
Engagé dans la décarbonation de ses véhicules, Renault Trucks, ex-RVI, a modernisé ses usines de Bourg-en-Bresse (Ain) et Blainville-sur-Orne (Orne). Le groupe emploie 9 450 personnes, dont 1 500 au siège de Saint-Priest. Son chiffre d'affaires est de 5 milliards d'euros.



