Luca de Meo va avoir du pain sur la planche. En plus de son mandat actuel de directeur général du groupe Renault, il devra diriger Ampere, la filiale électrique et logiciel du constructeur automobile français. Le conseil d’administration de l’entreprise, présidé par Jean-Dominique Senard, l’a désigné lundi 19 juin comme futur PDG de l’entité. Ainsi, il sera chargé d'assurer «le lancement de la société et la réussite de son projet d’introduction en bourse», explique la marque au losange dans un communiqué.
«Le conseil d’administration a, en outre, formé en son sein un comité ad hoc, présidé par M. Jean-Dominique Senard, chargé du suivi du projet d’introduction en bourse d’Ampere.» Ce dernier a déclaré à propos de Luca de Meo : «Il est le mieux placé pour conduire le succès opérationnel d’Ampere, crucial pour le groupe, et assurer sa croissance future dans un secteur de la mobilité en transformation.» La nomination de Luca de Meo en qualité de président-directeur général d’Ampere sera effective «une fois la phase de détourage d’Ampere effectuée», selon le groupe Renault, soit au second semestre 2023.
Une réduction de 40% des coûts par voiture
Annoncée en octobre 2022, la création de l’entité Ampere résulte d’une volonté de Renault de «créer des équipes plus compactes et concentrées sur leurs sujets», selon les termes de Luca de Meo interviewé par L’Usine Nouvelle à la même période. Ancrée dans le territoire français, Ampere doit employer 10 000 personnes, soit quasiment un quart des salariés français du groupe. Dans le pôle ElectriCity qui rassemble trois usines Renault des Hauts-de-France (Douai, Maubeuge et Ruitz), elle produit actuellement la Mégane électrique et doit y assembler notamment les futures Renault 4 et 5 en 2024 et 2025 ainsi que le Scénic électrique.
Ampere vise un taux de croissance annuel composé de 30% jusqu’en 2030. Pour gagner en compétitivité, l’entité compte réduire de 40% ses coûts par voiture pour la prochaine génération de véhicules d'ici 2027. Pour cela, Renault compte notamment booster la productivité de la fabrication pour que le temps de production par véhicule atteigne moins de 10 heures.
Avec Reuters (Rédigé par Nicolas Delame)


