%%ARTICLELIE:2200068%%Insertion : Polytechnique toujours en tête
1 - Polytechnique
2 - EFREI Paris
3 - EPITA
L’insertion est le critère clé de nombreux étudiants pour choisir son école d’ingénieur. Aujourd’hui, les jeunes ingénieurs n’ont aucun mal à trouver un emploi : le taux d’embauche en CDI après le diplôme est rarement en dessous de 50%, et la grande majorité des jeunes ingénieurs trouvent un emploi en moins de deux mois, toutes écoles confondues.
Le salaire à la sortie reste cependant un indicateur discriminant : dans le classement 2024, les salaires annuels bruts (hors primes, hors thèses, hors VIE) s’étalent d’environ 30000 euros, à 52000 euros pour les diplômés de Polytechnique. Cet indicateur pèse lourd dans le classement (coefficient 15), ainsi, fidèle à sa réputation, la prestigieuse école conserve sa place de première du critère Insertion. Elle est suivie par deux écoles privées du numérique, habituées au TOP 10 sur cette thématique.
International : l’EEIGM intègre le classement
1 - EEIGM
2 - ESILV
3 - ESIEA
La crise sanitaire semble définitivement appartenir au passé : les étudiants traversent à nouveaux les frontières, pour des stages en entreprises, des échanges académiques ou même parfois pour un premier emploi. Sur les 128 écoles classées, un peu plus de 11% des diplômés de la dernière promotion travaillent à l’étranger. L’EEIGM, école européenne spécialisée dans les matériaux, a intégré le palmarès cette année et décroche la première place sur cette thématique, avec 80% d’étudiants ayant passé au moins un semestre à l’étranger en échange. Elle est suivie de l'ESILV, première sur ce critère l’année dernière, et l’ESIEA, qui d’après les données a 32% de diplômés de la dernière promotion en emploi à l’étranger.
Proximité entreprise : l’ISA Junia se démarque
1 - ISA JUNIA
2 - SUPBIOTECH
3 - EPF
Le critère proximité entreprise subit quelques changements dans les méthodes de calculs : désormais, le nombre de créateurs d’entreprises sur les 3 dernières promotions est ramené à un pourcentage, afin de ne pas discriminer les plus petites écoles. De plus, le pourcentage de femmes dans les promotions, intégré au classement depuis 2023, s'intéresse aux diplômées, et non plus aux intégrées de première année.
Sur le podium de la proximité entreprise cette année se trouve l’ISA Junia, école d’agronomie et d’agroalimentaire lilloise, SupBiotech et l’EPF. Les deux premières se démarquent particulièrement par le pourcentage de femmes parmi les diplômés, respectivement 62,76% et 74,69%. L’EPF, l’année dernière en première position sur cette thématique, n’a pas à rougir de ses résultats très équilibrés sur ce critère.
Recherche : l’ESPCI, éternelle première
1 - ESPCI
2 - Polytechnique
3 - Mines Paris
Emblématique championne du critère recherche, l'ESPCI conserve son titre, avec plus de 80% d’heures de cours assurées par des enseignants chercheurs, et plus d’un diplômé sur trois partis en thèse. Elle est suivie par Polytechnique, et les Mines de Paris, deux écoles habituées aux podiums. L’INSA Lyon et les écoles Centrale ne sont pas loin derrière.
Certaines écoles, par nature, sont peu orientées vers la recherche, telles que l’ECE, l’EFREI Paris ou l’ESIEA, ce qui ne les empêche pas d’atteindre le top 10 du classement général. En effet, si le critère recherche compte pour 25% de la note finale, les qualités de ces écoles en matière d’insertion, d’ouverture à l’international ou de proximité avec les entreprises, compensent les moins bons résultats en recherche.



