Technip reprendra son indépendance, après trois ans de fusion avec l’américain FMC, d’ici à fin juin 2020. Pour marquer son changement de périmètre, l’ingénieriste se rebaptise Technip Energies. Un nouveau nom qui en dit long sur la manière dont sa nouvelle directrice générale, la française Catherine MacGregor, une ex de chez Schlumberger, diplômée de Centrale Paris, pourrait développer l’entreprise.
A fond dans le GNL
Si "Energies" est au pluriel, c’est parce qu’elle souhaite miser sur la transition énergétique pour développer les activités d’ingénierie onshore et offshore qui restent dans l’entreprise. Toute l’activité de conception et de construction d’installations sous-marines ou "subsea" devant rester dans le giron de l’américain FMC Technologies. La nouvelle directrice générale – dont on ignore encore si elle présidera le conseil d’administration du groupe – miserait bien sûr encore beaucoup sur le développement du gaz naturel liquéfié (GNL), qui représente déjà 50 % du carnet de commandes de 19 milliards de dollars avec lequel part Technip Energies. Et, avec l’usine FMC de bras cryogénique de Sens (Yonne), qu’elle a reçue en partage lors du divorce d’avec TechnipFMC, l’entreprise dispose d’un puissant atout industriel pour l’équipement de terminaux et bateaux GNL appelés à se multiplier.
Biocarburants, hydrogène et ammoniac

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La future Technip Energies devrait aussi développer l’activité de conception de bioraffineries, valorisant ses premières expériences pour Total à La Mède (Bouches-du-Rhône) ou Neste à Singapour. Elle lorgnerait aussi du côté du captage et stockage de CO2 (CCS), la production d’hydrogène et d’ammoniac comme carburants de remplacement notamment dans le maritime et aussi sur le glycérol, pour remplacer les oléfines d’origines fossiles. Elle pourra ainsi bien mettre à profit les compétences des 300 spécialistes de la chimie de son centre lyonnais et ses 2 500 brevets. Côté pyrogazéification et recyclage des plastiques, Technip Energies envisagerait plutôt des acquisitions. Concernant le retour dans l’éolien offshore, malgré une participation réussie dans le projet Spar de Google d'éolienne volante géante, les décisions ne sont pas encore prises.
La quille d'ici à l'été 2020
Que les 15 000 salariés de l’entreprise, dont 3 000 en France, se rassurent. Pour le moment, pas de nouvelle réorganisation interne n'est envisagée. Du moins d’ici à ce que la scission soit effective. C’est prévu pour la fin du premier semestre de 2020, le temps d’organiser la répartition des actifs sur la base des résultats de 2019, qui seront dévoilés le 26 février, et de préparer les marchés à la cotation séparée des deux entreprises, l’une à NewYork et Paris et l’autre uniquement à Paris, sur Euronext.



