Quand l'armée française vole au secours de l'aéronautique

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L’armée de l’air va commander 12 Rafale supplémentaires, ce qui correspond à plus d’un an de charge industrielle pour l’usine de Dassault Aviation de Mérignac en Gironde. © A. Février / Dassault Aviation

L’aéronautique militaire sera-t-elle la planche de salut des sous-traitants mis en grande difficulté par la crise du secteur aérien ? À l’occasion de la présentation du volet Défense du projet de loi de finances 2021, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé de nouvelles commandes, soit 12 Rafale au profit de l’armée de l’air et 10 hélicoptères NH90 pour les forces spéciales.

La commande des Rafale va apporter un ballon d’oxygène à l’ensemble du tissu industriel mobilisé pour l’appareil de combat tricolore, soit 7 000 salariés répartis dans 500 entreprises en France. L’achat des hélicoptères va soutenir l’activité d’Airbus, de Thales et de Safran et de leurs sous-traitants.

Dès juin, Florence Parly avait endossé l’uniforme de bon soldat du plan de soutien à la filière aéronautique. "Soutenir l’industrie aéronautique, c’est épauler la remontée en puissance de l’économie française tout entière", avait-elle déclaré. Les armées avaient accéléré leurs achats pour un montant de 600 millions d’euros. De quoi sauvegarder plus de 1 200 emplois pendant trois ans sur l’ensemble du territoire.

Faut-il y voir aussi un juste retour des choses ? L’effort de la nation pour ses armées est des plus significatifs. Après quatre années de forte augmentation, le budget de la Défense va culminer à 39,2 milliards d’euros en 2021, soit 7 milliards de plus qu’en 2017 !

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