"Il est recommandé que la Commission Européenne statue dans les plus brefs délais sur le non-renouvellement de l’approbation du mancozèbe". C'est par ces mots que l'Agence Nationale de sécurité sanitaire française (ANSES) conclut son avis sur les substances phytopharmaceutiques considérées comme préoccupantes.
Troisième pesticide le plus autorisé
Troisième pesticide le plus vendus en France derrière le glyphosate et le prosulfocarbe, avec plus de 2045,8 tonnes achetés en France en 2017 selon le bureau national des ventes de produits phytosanitaires (BNVD), le mancozèbe est un fongicide utilisé notamment dans la culture de pomme de terre.
On le retrouve par exemple dans le Moximate du chimiste américain Indofil ou dans l'Acrobat du géant allemand BASF. D'après les données disponibles sur le site de l'ANSES, ce fongicide se retrouve dans plus de 91 produits autorisés en France.

- 1102.98+6.11
Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
- 472.5+2.86
Mars 2026
Graines de soja - Etats-Unis$ USD/tonne
- 658.25+5.07
Mars 2026
Phosphate diammonique (DAP)$ USD/tonne
Risques pour la santé
Problème : cette substance présenterait des risques pour la santé humaine. Classé comme "cancérogène probable" depuis 1992 aux Etats-Unis, la mancozèbe aurait, selon une étude de 2013 de l'Inserm citée par l'Anses, des effets cutanés, occulaires mais serait également "associé au risque de leucémie et mélanome cutané, avec une présomption moyenne, et au risque de maladie de Parkinson avec une présomption faible".
En 2019, l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) proposait que la molécule soit qualifiée comme "toxique spécifique pour certains organes cibles" (thyroïde, système nerveux) et "toxique pour la reproduction humaine".
Sur la base de ces informations, l'ANSES, dans le texte, rédigé le 10 avril mais publié ce mardi 14, que la Commission Européenne décide, "dans les plus brefs délais", sur le non-renouvellement de l’homologation du mancozèbe. L'Union Européenne n'a pas encore réagi à cette demande



