La concentration de méthane dans l’atmosphère a augmenté de 15,1 parties par milliard (ppb) en 2020, soit la hausse la plus importante jamais enregistrée. Et ce, alors que la crise sanitaire a réduit les émissions de CO2 et de polluants.
Selon une étude scientifique à laquelle a participé le CEA, les coupables sont les radicaux hydroxyles (OH), qui ont un pouvoir important pour éliminer le méthane, malgré leur quantité minime. Or les taux d’OH ont baissé en même temps que ceux d’oxyde d’azote (NOx), dans les régions traditionnellement les plus émettrices de gaz à effet de serre. De là à dire qu’il faut polluer encore plus pour réduire le méthane, n’exagérons rien. Il faut rappeler que 60% des émissions de méthane sont liées directement aux sources anthropiques (énergies fossiles, activités agricoles et traitement des déchets).

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3715 - Mars 2023



