Pour sécuriser ses approvisionnements en cuivre, Stellantis investit 155 millions de dollars dans une mine en Argentine

Stellantis est entré au capital de McEwen Copper, une filiale de la compagnie minière McEwen à l’origine d’un projet de mine de cuivre en Argentine, en y investissant 155 millions de dollars, a-t-il annoncé le 27 février. Le site devrait produire 100 000 tonnes de cathode de cuivre par an à partir de 2027 et pourrait être exploité pendant au moins 33 ans.

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Nyrstar mine de Contonga au Pérou
De plus en plus de constructeurs automobiles investissent directement dans les mines pour sécuriser leurs approvisionnements.

Afin d'espérer dominer, à moyen terme, le marché européen de l’électrique, Stellantis doit sécuriser ses approvisionnements en métaux rares, indispensables pour fabriquer les batteries de ses e-véhicules. Le constructeur a annoncé lundi 27 février qu’il avait investi, dans cette optique, 155 millions de dollars (146,3 millions d'euros) dans un projet de mine de cuivre en Argentine porté par la société McEwen Copper. De quoi obtenir une participation de 14,2% et ainsi devenir son deuxième plus grand actionnaire, après Rio Tinto. Dès 2027, cette mine de cuivre «durable» devrait produire chaque année 100 000 tonnes de cathode de cuivre avec une pureté de 99,9 %. Le site pourrait être exploité pendant au moins 33 ans, selon le groupe automobile.

«Nous prenons des mesures décisives en Argentine et au Brésil, pour offrir une mobilité décarbonée et garantir un approvisionnement stratégique en matières premières nécessaires à la réussite de la stratégie d’électrification mondiale de notre entreprise», a déclaré Carlos Tavares, PDG de Stellantis, qui se fixe comme objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2038. Rob McEwen, le directeur général de McEwen Copper, s’est lui engagé à «fournir un cuivre écoresponsable en Argentine et dans le monde entier».

Les métaux rares convoités par l’industrie automobile

Stellantis, à l’image d’autres constructeurs automobiles qui se tournent de plus en plus vers les mines, veille également à sécuriser ses approvisionnements d’autres métaux critiques. En juin 2022, il avait étendu son partenariat avec Vulcan Energy, une start-up australienne qui prévoit d’extraire du lithium en Europe, en investissant 50 millions d'euros dans son capital. Le groupe aux 14 marques, qui avait déjà conclu un contrat d’approvisionnement de long terme avec elle, était là encore devenu son deuxième plus gros actionnaire.

Au mois de janvier, Stellantis avait également signé un accord avec Element 25 Limited pour qu’il le fournisse en sulfate de manganèse à partir de 2026. Quelques jours plus tôt, le 18 janvier, il annonçait la signature d’un accord d’approvisionnement en sulfate de nickel avec l’entreprise finlandaise Terrafame. Dans le cadre de son plan stratégique Dare Forward 2030, Stellantis compte vendre 100% de véhicules électriques dans l’Union européenne et 50% aux Etats-Unis d’ici à 2030 et diminuer de moitié son empreinte carbone d'ici là.

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