Dans la foulée du groupe Daher, où le scenario du pire a été évité dès la fin de l'année 2020 avec un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit finalement la suppression de 643 postes, contre 1 261 initialement prévus, deux autres équipementiers majeurs de l'aéronautique, Latécoère à Toulouse (Haute-Garonne) et Figeac Aero dans le Lot, viennent à leur tour de limiter la casse en ce début d'année 2021.
246 postes supprimés dans la branche aérostructure de Latécoère
Chez l'équipementier aéronautique toulousain Latécoère (4 714 salariés dans le monde, dont 1 504 en France), propriété du fonds américain Searchlight depuis un peu plus d'un an, un accord a été signé le 1er février entre la direction et les représentants syndicaux CFE-CGC et FO, à l'issue d'un peu plus de quatre mois de négociations, portant sur la division Aérostructures de l'entreprise. Sur les 829 postes que compte cette division en France, 246 postes seront supprimés dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), au lieu des 345 initialement prévus. Concernant la division Systèmes d'interconnexion (675 emplois en France), le projet d'un PSE avec 130 suppressions de poste a été écarté le 7 janvier 2021, au profit d'un accord d'APLD (activité partielle longue durée) signé le 15 janvier.
Le 25 septembre 2020, l'équipementier tablait globalement sur 475 suppressions de postes, soit près d'un tiers de ses effectifs français. En 2020, Latécoère affiche un chiffre d'affaires de 413 millions d'euros, en recul de 40,7 % en 2020 par rapport aux 713,1 millions d'euros réalisés en 2019. La branche Aérostructures a enregistré quant à elle une baisse de 43 % sur un an, passant de 411,4 millions d'euros en 2019 à 228,4 millions d'euros.
La suppression de 220 postes dans le Lot chez Figeac Aéro
De son côté, le groupe lotois Figeac Aéro (3 348 salariés dans le monde à mars 2020) vient d'annoncer le 2 février la validation par la Direccte d'un PSE qui acte la suppression de 220 postes sur le site historique de Figeac (Lot), contre celle de 320 postes prévue initialement, ce qui représentait un tiers des effectifs lotois du groupe, et de 21 postes à Méaulte (Somme). Là encore, l'accord a été finalement signé à l'issue d'un long processus de négociation avec les partenaires sociaux.
Alors qu'il affichait un chiffre d'affaires de 447 millions d'euros à l'exercice bouclé au 31 mars 2020, contre 427 millions d'euros pour l'exercice précédent, l'équipementier a vu son chiffre d'affaires du premier semestre de son exercice en cours (1er avril au 30 septembre 2020 s'établir à 94 millions d'euros, contre 224 millions d'euros pour le premier semestre de l'exercice précédent.



