L’extension des consignes de tri à l’ensemble les emballages ménagers au 1er janvier 2023 incite Paprec à augmenter ses capacités de régénération des plastiques usagés. Le groupe, un des leaders français du recyclage, investit à ces fins 15 millions d’euros sur son site de Verdun, dans la Meuse. Cette unité, rattachée à sa division Paprec Plastiques, est spécialisée dans la production de granulés de polypropylène recyclé (PP recyclé), un plastique qu’on retrouve dans les bacs de crème glacée, les pots de fromage blanc ou encore les petits seaux de peinture. L’usine meusienne va bénéficier d’une extension de 2 800 m², afin d’accueillir de nouvelles capacités d’extrusion à l’horizon 2024. Le site de 48 salariés va recruter parallèlement une dizaine de salariés supplémentaires.
Des applications dans la cosmétique et l'automobile
A Verdun, Paprec Plastiques produisait jusqu’à présent 12 000 tonnes de PP recyclé par an, essentiellement à partir de déchets plastiques industriels. Cette ressource était broyée, lavée, régénérée, puis extrudée sur place. Cette production va être portée à 30 000 tonnes par an grâce à l’ajout du gisement des déchets ménagers.
«Les flux issus de la collecte sélective des déchets demandent des équipements industriels spécifiques. C’est pourquoi, la quasi-totalité de nos flux d’emballages et de conditionnements en PP et en PEHD (polyéthylène haute densité) convergeront vers le site Paprec Plastiques de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Là, les deux matières seront séparées, broyées et lavées. Les paillettes de PP rejoindront Verdun en vue d’être régénérées en granulés, celles de PEHD le seront directement à Chalon-sur-Saône», détaille Sylvia Blond, directrice territoriale Est de la division plastiques de Paprec.
Les granulés de PP recyclé produits dans la Meuse intéressent d’ores et déjà les secteurs de la cosmétique, de l’emballage, de l’automobile ou encore des bouchons et fermetures. Avec cet investissement, le groupe de 13 000 personnes (chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros) anticipe de futures directives européennes qui pourraient imposer à terme aux industriels des taux d’incorporation de PP recyclé dans leurs produits à l’instar du PET (polyéthylène téréphtalate) à partir de 2025.



