Paprec lève 450 millions d'euros sous forme d'obligations vertes

Les obligations vertes ont le vent en poupe, l'économie circulaire aussi. Profitant de ce double engouement, le spécialiste du traitement des déchets Paprec a réalisé une nouvelle levée de fonds de 450 millions d’euros sous forme de green bonds. Il devient coutumier de ce mode de financement.

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A fin 2021, Paprec devrait compter 14 000 salariés.

C'est (encore) une nouvelle étape dans le développement de Paprec. Le groupe familial français, spécialisé dans le recyclage des déchets et - de plus en plus - dans la valorisation énergétique et organique, a annoncé jeudi 24 juin avoir levé 450 millions d’euros, sous forme de green bonds (obligations vertes).

Le numéro trois français de la gestion des déchets (12 500 salariés, 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires escomptés en 2021) a suscité un vif intérêt parmi les souscripteurs. Près de deux milliards d’euros ont été proposés par le marché, près de quatre fois le financement recherché. “Cet engouement montre la pertinence de notre modèle économique et la confiance des investisseurs sur notre capacité à continuer de croître dans les années à venir”, se félicite Charles-Antoine Blanc, directeur financier de Paprec. L’occasion, également, pour le management du groupe, de remercier la banque publique d’investissement Bpifrance ainsi que la banque Arkea pour leur accompagnement.

En mars dernier, Paprec avait indiqué avoir débuté l’intégration des équipes de la filiale Opérations et maintenance de Cnim, qui exploite notamment huit unités de valorisation énergétique en France, au Royaume-Uni et en Azerbaïdjan, et compte deux projets à son actif. “Dès le feu vert des autorités de la concurrence et de la commission des transferts et des privatisations, Paprec pourra finaliser les acquisitions de CNIM Opérations et maintenance et Tiru et se renforcer fortement dans la valorisation énergétique”, précise le groupe, qui était également entré, à cette date, en négociations exclusives avec Dalkia pour le rachat de sa filiale Dalkia Wastenergy (ex-Tiru), forte de 800 salariés et gérant 27 unités de traitement. 

Plusieurs émissions par le passé

Paprec a commencé à avoir recours aux green bonds dès 2015. Ces obligations, dont les exigences en matière de transparence et de traçabilité des fonds sont renforcées afin de s’assurer qu’elles financeront bien des projets environnementaux, avaient à l’époque été utilisées à hauteur de 480 millions d’euros sur huit ans, à un taux de 5,25%, pour refinancer la dette bancaire de l’entreprise. En 2017, la même année que le rachat de Coved, 225 millions d’euros de green bonds avaient également été émis par Paprec. En 2018, une levée de fonds d’un montant de 1 milliard d’euros, dont 800 millions en green bonds, avait été effectuée afin de financer de futurs investissements. 

Les instruments financiers tournés vers l’environnement ne sont pas l’apanage des entreprises. L’Agence France Trésor a ainsi émis il y a quelques semaines une nouvelle obligation assimilable à terme (OAT) “verte”, une forme d’obligations souveraines qu’elle compte depuis 2017. “L'OAT verte est l’une des marques du rôle pionnier de la France en matière de finance durable. Ce rôle est porté par notre secteur financier privé mais aussi par l’État, qui innove pour se refinancer de façon plus vertueuse”, indiquait en mars Olivia Grégoire, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, chargée de l’Economie sociale, solidaire et responsable.

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