Les protestations, en juillet, du ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, auprès du secrétaire d’État américain Mike Pompeo n’ont eu aucun effet.
Le chantier du gazoduc Nord Steam 2, reliant la Russie à l’Allemagne, reste à l’arrêt. Il est pourtant achevé à 95 %. En décembre dernier, Donald Trump a promulgué une loi imposant des sanctions contre les entreprises travaillant à la construction de ce gazoduc. Des sanctions qui pourraient aller jusqu’à la "destruction financière" du port allemand de Sassnitz, dans la Baltique. Officiellement, c’est pour empêcher la dépendance des Européens au gaz russe et limiter l’influence de Moscou. Officieusement, c’est aussi pour assurer un débouché commercial au gaz de schiste américain. Et les États-Unis pourraient vraiment arriver à leurs fins et empêcher le raccordement du gazoduc, craint l’allemand Uniper. C’est l’un des cinq énergéticiens européens, avec Engie, qui cofinancent le projet avec le russe Gazprom.



