Rebaptisée Lynxeo en novembre 2024, l’activité de production de câbles industriels spécialisés de Nexans (ex-Nexans Industry Solutions & Projects) pourrait être cédée au cours du second semestre 2025. L’industriel a annoncé, lundi 17 mars, entrer en négociation exclusive avec Latour Capital, fonds de capital-investissement français. L'opération valoriserait l'entité 525 millions d'euros.
Si la transaction aboutit (elle reste soumise à l’obtention des approbations réglementaires), la production de câbles destinés aux chemins de fer, aux bateaux de croisière, à la robotique ou encore au médical sortirait du périmètre de Nexans. «Cet accord marque une étape majeure dans notre parcours vers l’électrification, a déclaré Christopher Guérin, directeur général de Nexans. Il permettra de simplifier nos opérations et d’assurer une allocation efficace de nos ressources».
L'activité faisceaux électriques devrait suivre
De son côté, Jean-Francois Beaudoin, senior partner chez Latour Capital, a commenté dans un communiqué : «Lynxeo représente une opportunité unique dans le secteur des câbles industriels spécialisés, idéalement positionnée sur un marché en forte croissance et très fragmenté». Le fonds, qui prend plutôt habituellement des participations dans des PME industrielles françaises, s'intéresse à de plus gros dossiers. Il est par exemple entré au capital de la société d'ingénierie dans les transports Systra, en renfort de ses actionnaires historiques, la RATP et la SNCF.
Avec plus d’un siècle d’activité à son actif, Lynxeo est présent en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. En France, l'entreprise compte quatre usines, à Andrézieux-Bouthéon (Loire), Draveil (Essonne), Mehun-sur-Yèvre (Cher) et Paillart (Oise).
L’entreprise dont le siège est situé dans les Hauts-de-Seine, à La Défense compte 2000 salariés au total et réalise plus de 700 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Poursuivant sa stratégie de repositionnement en pure player de l’électrification, Nexans devrait aussi, courant 2026, céder une autre division : AutoElectric, qui produit des faisceaux électriques. Christopher Guérin l’a envisagé lors de la présentation des résultats du groupe aux investisseurs le 19 février. En tout, c'est entre 1,3 et 1,6 milliard d'euros que l'industriel espère tirer de la vente de ses deux filiales, notamment pour financer de nouvelles acquisitions.



