Neutralité carbone à géométrie variable dans les mines

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Rio Tinto, dirigé par Jean-Sébastien Jacques, va investir 1 milliard de dollars pour réduire son empreinte.

Rio Tinto a annoncé, en publiant ses résultats 2019 le 26 février, 1 milliard de dollars d’investissements sur cinq ans pour réduire son empreinte carbone, avec pour objectif la neutralité en 2050. Outre la relative faiblesse de l’effort financier – à 16 % du dividende distribué au titre de l’année 2019, il serait couvert par une hausse de 30 cents du cours du minerai de fer –, le débat porte sur le périmètre des émissions prises en compte dans la neutralité carbone. Si le comptage du CO2 de scope 1, émis durant les opérations, et de scope 2, lié à la production de l’énergie consommée, est évident, un désaccord demeure sur le scope 3. Ce périmètre étendu jusqu’à la fin de vie des produits fabriqués avec les métaux qu’elles extraient change tout pour les compagnies minières, multipliant leur poids carbone par près de vingt. Rio Tinto argue qu’il n’a pas de prise sur les procédés de production des aciéristes qui transforment son minerai de fer. Son concurrent BHP, à l’inverse, s’est fixé un objectif de réduction sur ce scope 3. "Le défi de se concentrer sur la réduction de la pauvreté et la création de valeur, tout en délivrant l’action pour le climat va réclamer des compromis complexes", prévient Jean-Sébastien Jacques, le directeur général de Rio Tinto.

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