Dans les années 1990, le fondateur de Nataïs rapporte d’un voyage aux États-Unis des semences de maïs à pop-corn afin d’en expérimenter la culture sur ses terres. Pari réussi.
L’entreprise de 150 salariés de Bézéril (Gers), s’appuyant sur un réseau de 200 agriculteurs du Sud-Ouest, a réalisé en 2023 un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros. Elle exporte 90% de sa production, dont environ 85% en Europe. «Un tiers pour des sachets de pop-corn micro-ondables, et deux tiers en activité vrac, pour les cinémas et les industriels», détaille Célia Ehmann, la directrice du développement et fille du fondateur.
En 1997, Nataïs, percevant le potentiel du pop-corn micro-ondable alors en plein essor aux États-Unis, avait installé une ligne de production dédiée. Il est désormais présent dans 85% des cinémas, en France et Europe. Entre 2024 et 2030, un investissement de 18 millions d’euros lui permettra d’augmenter le nombre de silos, mais aussi de réduire à 5% (contre presque 20% actuellement) la part de maïs provenant de sa filiale sud-africaine.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3732-3733 - Juillet-Août 2024



