Moscatelli, les tuyaux de la renaissance

La rubrique "La PME du mois" met à l'honneur la réussite d'une entreprise française. Aujourd'hui, cap sur le Vaucluse chez le chaudronnier industriel Moscatelli, une PME qui revient de loin.

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Depuis sa reprise en 2017, l’entreprise de chaudronnerie industrielle Moscatelli a quasiment doublé son chiffre d’affaires.

D’ici au printemps 2021, Moscatelli aura transféré ses activités de chaudronnerie, tuyauterie et mécanique, de Sorgues (Vaucluse) vers son nouveau site de la commune voisine d’Entraigues. Un investissement de 5,2 millions d’euros, entre immobilier et outil industriel, qui bénéficie d’une subvention du plan France Relance.

L’entreprise revient de loin grâce à Rémy Volps, chaudronnier de formation, qui y avait commencé sa carrière et l’a reprise en 2017. Bien qu’ayant contribué à la réalisation de la ventilation du sarcophage de la centrale de Tchernobyl, Moscatelli, en situation financière difficile, était alors menacée de disparition faute d’acquéreur.

Spécialisée dans les pièces complexes de grandes dimensions, la PME intervient aujourd’hui sur le chantier d’Iter à Cadarache (Bouches-du-Rhône), pour Charabot (produits aromatiques pour la parfumerie) à Grasse (Alpes-Maritimes), dans la cosmétique, la pharmacie, l’agroalimentaire... Passée de 7 à 13 millions d’euros de chiffre d’affaires en trois ans, elle s’est automatisée et digitalisée, dotée d’un bureau d’études... « Être du métier a donné du sens et de la crédibilité à mon projet de transformation, et j’ai pu compter sur de nombreux soutiens, publics, privés et bancaires. Nous nous démarquons en étant plus qu’un simple faiseur, facile à trouver n’importe où dans le monde », assure Rémy Volps.

Innovation cousue main

Assurer une prestation allant de l’ingénierie à la maintenance, en passant par la fabrication et l’installation, s’est avéré, selon le dirigeant, le levier du rebond : « Cela permet de proposer au client de l’innovation cousue main. »

Grâce aux nouveaux locaux aptes à accueillir des pièces sans limite de longueur et équipés de ponts de levage jusqu’à 7 tonnes et à l’intégration de la réalité virtuelle dans sa R & D, Rémy Volps vise la barre des 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et une part à l’export de 10 % à 15 % d’ici à 2025. Pour son usine, il a choisi d’acquérir des équipements d’usinage fabriqués en France lorsqu’ils existent, « afin que l’argent du contribuable qui m’est attribué participe au développement d’autres sociétés tricolores... »

Moscatelli en chiffres

13 M€ de chiffre d’affaires

110 collaborateurs

5,2 millions d’euros d’investissement dans une nouvelle usine

 

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