Une petite PME ariégeoise de 27 salariés, positionnée sur des produits à très haute valeur ajoutée, conquiert le monde. « Nous sommes le leader européen, avec plus de 50 % de parts de marché, et nous avons l’ambition de devenir le leader mondial dans un délai de quatre à cinq ans », lance sans complexe Olivier Guillaumon, le directeur général de Map Space Coatings.
Créé en 1986 sur la base de travaux de R & D conduits au laboratoire matériaux du Centre national d’études spatiales (Cnes), MAP, rebaptisé il y a quelques mois Map Space Coatings, est spécialisé dans les revêtements et adhésifs de contrôle thermique pour lanceurs et satellites. « Une niche de niche dans le monde du spatial », souligne Olivier Guillaumon.
Des produits vendus dans le monde entier
Encouragée initialement par le Cnes et les grands donneurs d’ordres soucieux de structurer une filière spatiale européenne, la PME a vite trouvé ses marques et vend aujourd’hui ses produits dans le monde entier. Résistant aux contraintes de l’environnement spatial (écarts de température, radiations...), ils sont conçus, préparés puis appliqués dans le site ariégeois, ou expédiés vers les sites d’assemblage des constructeurs ou de leurs sous-traitants.
Entre 5 000 et 6 000 pièces d’engins spatiaux, de quelques millimètres à plusieurs mètres, transitent chaque année par Mazères (Ariège), où la société vient d’emménager – après un investissement de 6,5 millions d’euros – dans une usine de 4 600 m2, près du double de son site initial ! « De quoi faire face à nos ambitions internationales et au développement de nos programmes de R & D », précise Olivier Guillaumon.
Map Space Coatings, qui ne communique pas son chiffre d’affaires, s’apprête à investir 1 million d’euros supplémentaire d’ici à l’été 2022 pour mettre en œuvre de nouveaux procédés robotisés et prépare la sortie de nouvelles générations de revêtements, plus pratiques à manipuler et plus respectueux de l’environnement.
Les chiffres
- 27 salariés
- 6,5 millions d’euros investis dans la nouvelle usine
- 5 000 pièces traitées par an

Vous lisez un article publié dans L'Usine Nouvelle n°3698 - octobre 2021



