Une année de consolidation. Le fabricant d’électroménager Seb a publié le 27 février ses résultats annuels pour l'année 2024, affichant une croissance des ventes de 3,2%, à 8,2 milliards d'euros, mais une baisse de 40% du résultat net, soit 232 millions d'euros, affecté par une amende de 189,5 millions par l'autorité de la concurrence, que le groupe entend contester. Derrière cette stabilité, la fin de l'euphorie pour sa division culinaire professionnelle qui, forte de nombreuses acquisitions, affichait une croissance de 26,5% en 2023. Cette année, celui-ci se consolide, avec une baisse de 4,5%.
L’acquisition de la Brigade de Buyer n’ayant été réalisée qu’en janvier 2025, ses effets sur les finances du groupe ne se feront ressentir qu’aux prochains résultats. L’impact sur son empreinte industrielle, est lui, déjà affiché : le groupe étant doté aujourd’hui de 47 sites industriels dans 14 pays, dont 17 en France, qui permettent au géant de l’électroménager de produire plus de 60% des produits qu’il commercialise.
Une année riche en rebondissements sur le plan industriel
Sur le plan industriel, la firme a par ailleurs annoncé en début 2025 la relocalisation d’une ligne de production d’aspirateurs-balais Rowenta sur son site de Vernon (Eure), auparavant fabriqués uniquement en Chine. Ce n’est pas le seul site à connaître un tel changement : à Is-sur-Tille (Côte-d’Or), Seb a arrêté la production du vélo Angell, suite au rappel de 5000 vélos, va arrêter la production des friteuses Actifry, et a investi 1,5 millions pour y lancer une activité de reconditionnement.
Affichant une stratégie de verdissement, le groupe a également annoncé le lancement d’une collecte et recyclage de 20 millions d’ustensiles d’ici à 2027. L’entreprise a particulièrement mis en avant sa faculté à recycler les poêles Tefal, au cœur de l’actualité durant la première moitié de 2024, car faisant l’objet d’une loi interdisant l’usage des PFAS dans certains secteurs d’activité.
Suite à une mobilisation inédite, rassemblant salariés et direction, le texte, finalement approuvé à l’Assemblée nationale en février 2025, ne fait plus mention des poêles. «Les ventes de poêles n'ont pas été affectés par l'actualité des PFAS, a déclaré Stanislas de Gramont, lors d'une conférence de presse. Elles restent dynamiques, tirées notamment par les poêles en inox et en céramique». Le dirigeant a ajouté que la R&D n'avait pour l'instant pas trouvé d'alternative au polytétrafluoroéthylène (PTFE) utilisé dans les poêles, tout en arguant son innocuité.



