[Made in France] Le tonnelier Charlois met du chêne dans les cosmétiques

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"Tout est parti de l’idée de Sylvain Charlois que si le chêne était bon pour conserver le vin, il devait l’être pour la peau ", raconte Muriel Bregou, la directrice générale de Charlois Cosmétique, filiale du groupe Charlois, entreprise familiale de tonnellerie depuis sept générations. Charlois Cosmétique commercialise depuis mars 2020 des soins hydratants, gels douche et produits de gommage à base de quercus petraea, ou chêne rouvre.

Cette gamme s’appuie sur un brevet déposé il y a un an, qui valorise les qualités antioxydantes naturelles de la sève de chêne. Exploité dans les forêts de la Nièvre par Charlois depuis 1807, l’arbre a permis aux dirigeants de diversifier leur activité tout en réduisant leurs déchets de bois. Grâce à une presse de première pression à froid, l’entreprise extrait la sève du liber cambium, une partie du bois délaissée par l’activité de tonnellerie. Installé à Murlin (Nièvre), Charlois (800 salariés) a consacré 6,3 % de son chiffre d’affaires à la R & D en 2019.

Expertes de l’agroalimentaire à l’origine, les équipes se sont élargies pour accueillir des profils plus polyvalents. En 2016, le laboratoire confirmait déjà la capacité de l’écorce, des sciures de merrain et des feuilles, à inhiber les actions anti-collagénases et anti-hyaluronidases de l’âge. Depuis, le laboratoire développe les actifs nécessaires à la mise au point d’extraits avant de confier l’élaboration de la formule à un laboratoire cosmétique d’Angers. "Nous avons été les premiers à penser au chêne en cosmétique et à sortir une gamme anti-âge", indique Muriel Bregou, recrutée pour développer la marque cosmétique La Chênaie. L’entreprise planche sur un troisième brevet destiné à exploiter d’autres bienfaits de l’arbre.

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