Lovaltech en charge du projet de vaccin nasal français anti-Covid

Le projet d’un vaccin nasal anti-Covid de l’équipe de recherche Biomap (Inrae et Université de Tours) est désormais porté par la start-up Lovaltech qui vient de lever près de 3 millions d’euros. Les essais cliniques sont envisagés en 2022, la mise sur le marché fin 2023, début 2024.

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Vaccin COVID-19
A l'inverse des vaccins injectables, comme ceux actuellement autorisés, un vaccin par voie nasale pourrait éviter toute infection au Covid-19.

Le projet est désormais porté par Lovaltech, pour Loire Valley Technology. Cette start-up créée en ce mois de janvier 2022 aura la tâche de mener le développement du vaccin nasal anti-Covid de Biomap, une équipe mixte de recherche de l’Inrae et de l’Université de Tours Infectiologie et santé publique (ISP).

Pour sa création, Lovaltech a obtenu près de 3 millions d’euros de financement d’amorçage. Une somme composée de 500 000 euros d’aides attribuées par la région Centre-Val-de-Loire et l’ANR, d’une dotation de 1,5 million issue du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et de 900 000 euros de l’ANRS Maladies infectieuses émergentes.

Mise sur le marché pas avant fin 2023

Le calendrier de Lovaltech est assez dense. La start-up, qui détient désormais une licence exclusive d’exploitation, doit, avec ces premiers fonds levés, démarrer la production de ce candidat vaccin pour le développement clinique. L’entreprise toulousaine GTP Bioways a été missionnée pour une première production au cours du premier trimestre 2022. Au deuxième trimestre, l’objectif est de commencer à produire les lots cliniques destinés à une première phase d’essais cliniques, donc de tests sur l’homme. Actuellement, le calendrier ambitionne une mise sur le marché fin 2023, début 2024, sous réserve de la réussite du développement.

Supprimer le risque d'infection

Après de premiers résultats prometteurs en développement pré-clinique, ce projet de vaccin a obtenu fin 2021 des résultats additionnels validant son efficacité face au variant Delta. Constitué de protéines virales, notamment la protéine Spike mais également d’autres protéines qui sont moins sujettes à mutation, ce vaccin pourrait se montrer efficace contre les variants.

Surtout, son administration par voie nasale offre une option rare, sachant qu’une poignée de candidats vaccins de ce type sont en développement dans le monde pour lutter contre le Covid-19, à l’inverse des vaccins injectables par voie intra-musculaire, comme ceux actuellement autorisés. L’intérêt d’une voie nasale est qu’elle permettrait de supprimer tout risque d’infection et de contagion, en générant des anticorps protecteurs directement dans les muqueuses nasales, porte d’entrée et de sortie du virus, quand les vaccins actuels génèrent surtout des anticorps dans le sang. Méthode qui n’empêche pas l’infection mais qui protège des formes graves de Covid-19 quand l’infection se répand dans les poumons.

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