Lourdes amendes pour Bonduelle et Unilever pour avoir caché la présence de Bisphénol A dans leurs emballages

Un ensemble d’industriels et de fédérations d’industriels ont été condamnés à un total de 20 millions d’euros d’amende après s'être entendus pour ne pas communiquer sur la présence de Bisphénol A dans leurs emballages alimentaires, d’après le média en ligne l’Informé. Bonduelle et l’Ania, un lobby industriel, écopent d’amendes particulièrement importantes.

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Boîtes de conserve
Des industriels de la conserve sont notamment sanctionnés pour s'être entendus pour dissimuler la présence du Bisphénol A dans leurs emballages.

L’heure des comptes. Le média d’investigation en ligne l’Informé a révélé le 8 janvier que l’Autorité de la concurrence va sanctionner «dans les jours à venir» un certain nombre d’industriels et de fédérations d’industriels qui s’étaient entendues pour ne pas communiquer sur la présence de Bisphénol A dans leurs emballages alimentaires. Le montant total des amendes serait de 20 millions d’euros.

3 millions d'euros pour Bonduelle

L’Autorité de la concurrence a indiqué fin 2021 que des griefs avaient été notifiés «à 14 organisations professionnelles et 101 entreprises», sans que cela ne préjuge de la culpabilité de ces dernières. Plus de la moitié des entreprises n’auraient pas été sanctionnées, Coca Cola ou Danone étant notamment blanchis.

Ce n'est pas le cas pour tous. L’Informé indique que l’Ania (Association nationale des industries alimentaires, l’un des principaux lobby industriels français) «écope de 2,7 millions d’euros d’amende». Son alter ego l’Adepale s’en tire elle pour «500 000 euros». Côté industriels, l’addition est particulièrement salée pour Bonduelle (3 millions d’euros) et Unilever (1,4 million d’euros).

Le Bisphénol A, puissant perturbateur endocrinien, a été interdit dans les emballages alimentaires à compter du 1er janvier 2015, suite à une loi passée fin 2012. Il avait été interdit de la composition des biberons dès 2013. Est reproché aux entreprises et fédérations, au début des années 2010, et notamment pendant la période de transition, de s’être donc accordées pour ne pas communiquer au consommateur la présence de Bisphénol A dans leurs emballages.

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