Lisi, 240 ans d’ancrage territorial à Belfort

[Prix de la saga familiale] Groupe mondial spécialisé dans les solutions d’assemblage, Lisi naît au XVIIIe siècle du rapprochement de plusieurs entreprises familiales installées entre Belfort (Territoire de Belfort) et Montbéliard (Doubs). La neuvième génération dirige désormais l’entreprise. Le groupe a remporté le prix de la saga familiale, lors de la quatrième étape de la tournée «Territoires & Industrie», une initiative de L’Usine Nouvelle et de La Gazette des communes qui se tenait le 26 octobre à Belfort.

Réservé aux abonnés
Lisi
Contrôle d'une tréfileuse par un opérateur chez Lisi Automotive, branche automobile du groupe Lisi, à Delle (Territoire de Belfort).

L’aventure du groupe Lisi débute en 1777 avec la création d’une fabrique d’horlogerie Japy à Beaucourt (Territoire de Belfort). Année après année, l’entreprise grandit et s’oriente vers le travail du fer et la fabrication du fil. En 1835, Juvénal Viellard fait son entrée dans cette histoire familiale, rejoint en 1899 par la famille Kohler. Entre 1962 et 1968, les entreprises familiales fusionnent et créent un groupe spécialisé dans la fabrication de vis et boulons.

«Des rivaux décident de s’associer pour répondre à l’augmentation de la demande du marché automobile. Il fallait être courageux de s’allier plutôt que de se concurrencer et ainsi garantir une continuité de l’activité», estime aujourd'hui Emmanuel Viellard, directeur général du groupe Lisi, neuvième génération à la direction d’un groupe dont le siège est à Grandvillars (Territoire de Belfort).

Diversifications

Au cours du XXe siècle, le groupe (10 000 collaborateurs dans le monde et 1,42 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2022) tourné vers l’automobile se diversifie vers l’aéronautique avant de créer une division dédiée au secteur médical, et multiplie les rachats. Bien qu’il se déploie dans le monde, Lisi, désormais filiale de VMC, spécialiste des solutions d’assemblage, conforte ses attaches locales.

«Nous sommes enracinés et imbriqués dans l’économie locale. Nous trouvons ici la capacité à diriger un groupe mondial tout en profitant d’une qualité de vie au travail » détaille le dirigeant. A l’heure où le groupe prend notamment le virage de l’électrification automobile, Emmanuel Viellard estime que pour traverser les époques, il faut «souplesse et agilité pour s’adapter au marché, ne pas subir le changement mais le devancer». Avant d’ajouter : «La prochaine génération aura elle aussi des défis à relever.»

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.