Les syndicats de Renault en attente de projets pour la France

Renault doit présenter son plan stratégique le 14 janvier. Les représentants de FO et de la CFDT espèrent que les annonces profiteront aux sites français.

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Renault Zoe Flins
A Flins (Yvelines), Renault doit arrêter la production de véhicules finis pour se concentrer sur l'économie circulaire.

C’est peu dire que le plan stratégique de Renault est attendu de pied ferme par les syndicats. Présentée en comité social et économique central (CCSE) mercredi 13 janvier, cette feuille de route doit faire l’objet d’une conférence en ligne le 14. "Cela fait plusieurs mois que nous attendons ce plan. Cela va nous permettre d’avoir une réflexion sur l’avenir de l’entreprise et aborder pleinement les questions de performance économique, financière et sociale", estime Franck Daoût, délégué central CFDT.

A FO, la déléguée centrale Mariette Rih confirme le besoin de redéfinition des marques engagé par le nouveau directeur général, Luca de Meo. "Il y avait un problème de lisibilité sur l’image de chacune des marques. Redéfinir chacune des marques est essentiel. Ce chantier a été ouvert avec la réorganisation des équipes menée fin 2020 pour donner corps à cette stratégie par marques", met en avant la représentante de Force Ouvrière chez Renault.  

"Conforter l’assise française de Renault"

"Nous espérons une offensive produit qui nous rassure sur la volonté de fabriquer des produits sur le territoire français. Ce serait un bon signal d’annoncer la fabrication en France d’un véhicule bestseller", ajoute Mariette Rih. Côté CFDT, Franck Daoût se dit "rassuré par une volonté de conforter l’assise française de Renault". Mais persiste, selon lui, "la question du calibrage des capacités de production des véhicules particuliers à l’avenir en France".

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Au cours des derniers mois, la direction a confirmé le maintien des deux sites de Maubeuge et Douai dans le Nord, dans le cadre du projet de pôle d’excellence électrique. La production de la future Mégane électrique doit permettre de recharger Douai, tandis que la relance d’Alpine a donné un motif d’espoir à Dieppe (Seine-Maritime). A l’inverse, le site de Flins (Yvelines), qui produit les Renault Zoé et Nissan Micra, doit arrêter la production de véhicules finis pour se consacrer à l’économie circulaire.

De Meo veut "se reconnecter" à la France

Franck Daoût conserve toutefois encore l’espoir que "Flins ne soit pas écarté de l’échiquier, en récupérant des productions partenaires à l’échelle de l’Alliance". Dans un document diffusé en interne en 2020, Luca de Meo indiquait que "concernant la fabrication et la logistique, l'objectif [était] de rationaliser tout en conservant la place si spéciale qu’occupe la France dans notre groupe". Et d’ajouter : "Ma vision pour la France est la suivante : il faut nous reconnecter à notre territoire".

Depuis plusieurs années, la production de véhicules particuliers et utilitaires en France régresse. Pénalisés par la crise et le départ de plusieurs modèles hors des lignes d’assemblage tricolores, les volumes se sont contractés en 2020 autour de 1,4 million d’unités, selon les estimations du cabinet Inovev, dont un peu moins d’un million de véhicules particuliers. Une chute par rapport au niveau de 2019 – autour de 2,3 millions de voitures.

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