Les réponses des grandes écoles de commerce et d'ingénieurs aux étudiants du "Réveil écologique"

Le groupement étudiant "Pour un réveil écologique" a dévoilé ce 17 juin les réponses des grandes écoles à leur questionnaire sur les questions environnementales. Une trentaine d’établissements y ont donné suite, dont Agroparistech, HEC, l'ESSEC, Centrale Supélec ou l'ISAE Supaero.

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Centrale Supelec campus étudiants
Une trentaine d’écoles d’ingénieur et de commerce ont répondu à un questionnaire mené par le collectif "Pour un réveil écologique".

La transition écologique fait-elle l’objet dans votre établissement de cursus spécialisés ? Si oui, quels sont-ils ? De quelle façon les contenus des enseignements liés à la transition sont-ils abordés (détails des volets scientifiques, économiques, sociaux…) ? Voici un exemple des questions sur lesquelles ont potassé une trentaine d’écoles d’ingénieur et de commerce, qui ont répondu avant la deadline du 15 juin à un questionnaire mené par le collectif "Pour un réveil écologique".

A l’origine en septembre 2018 d’un manifeste étudiant signé par plus de 32 000 élèves, ce collectif s’investit depuis pour alerter entreprises, pouvoirs publics et établissements sur la nécessitée de changer de modèle face à l’urgence climatique. Intitulée "le grand baromètre de la transition écologique", l'action révélée aujourd'hui consiste à diffuser un questionnaire d’évaluation sur l’écologie dans les établissements du supérieur. Les réponses sont publiées sur le site Internet dédié. La cinquantaine de questions se décompose en différents thèmes : stratégie et gouvernance, formations, activité de recherche, campus durable... Toutes les réponses sont disponibles sur un site dédié à l'opération. A l'heure actuelle, 16 écoles d'ingénieurs ont participé à ce questionnaire : Mines Saint-Etienne, l'UTT, ISAE Supaero, IMT Atlantique, Agro ParisTech, l'ENSGSI, Centrale Supelec, l'INSA Lyon, l'INSA Rennes, l'ENSTA Bretagne, l'ENSIIE, UniLaSalle, l'ENGEES, Polytech Montpellier, l'INSA Centre Val de Loire et l'ENSAT.

Une trentaine de répondants

Etudiante en Master 2 "Innovation for sustainability" à Grenoble École de Management (Isère), Amélie Deloche fait partie du groupe de sept jeunes investis dans ce projet depuis décembre. “Nous avions fait la même chose l’an dernier avec les entreprises. Nous estimons que c'est une bonne idée de l’appliquer aux écoles et universités, car il y a un vrai flou sur l’intégration des questions écologiques dans les cursus”, détaille-t-elle.

De leur propre aveu, les étudiants ont contacté plus de 80 écoles. A l’heure actuelle, 30 ont répondu et une quinzaine se sont engagées à le faire. D’autres ont simplement refusé. Pour Amélie Deloche, ce baromètre concerne aussi bien les étudiants que les établissements. “C’est un état des lieux de ce qui est mis en place, analyse l’étudiante. Cela va permettre aux écoles d'être plus transparentes auprès des étudiants et d'identifier de potentiels points d'amélioration."

Un benchmark des engagements environnementaux

Parmi les répondants à ce questionnaire, l’école toulousaine ISAE-SUPAERO (Haute-Garonne). Directrice adjointe de l’école, Marie-Hélène Barroux se souvient avoir entendu parler de l’initiative par une étudiante, dans le cadre d’un groupe de travail sur la stratégie développement durable de l’école, initié en octobre. “C’était évident pour nous de répondre à ce questionnaire et cela nous a permis d’identifier que certaines de nos actions n’étaient pas connues par les étudiants, le personnel et le grand public”, dévoile Marie-Hélène Barroux.

Le tronc commun du cycle ingénieur de l’ISAE Supaero contient 60 heures d’enseignements liés au développement durable. Au-delà de son établissement, Marie-Hélène Barroux, considère cette initiative comme “un progrès, car le benchmarking, c’est de l’émulation. On va regarder avec attention les réponses des autres écoles.” La fiabilité de ce benchmark dépendra également du nombre de répondants...

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