Ile-de-France Mobilités (IDF Mobilités) veut dans les plus brefs délais lancer la mise en concurrence des lignes exploitées par la SNCF rendue possible par la loi Nouveau pacte ferroviaire. Pour accélérer la mise en œuvre de cette ouverture à la concurrence, possible dès 2023, l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France, dépendant du conseil régional, a adopté ce 5 février, un calendrier dont les deux premières étapes sont programmées dès 2020.
"L’île-de-France a été particulièrement touchée pendant les grèves. Parmi les enseignements que je tire de cet épisode douloureux pour de nombreux Franciliens, l’accélération de la mise en concurrence est prioritaire pour baisser les coûts et augmenter la qualité de service", a souligné Valérie Pécresse, patronne de la région et présidente d’IDF Mobilités à l’issue du vote.
Un calendrier s’étendant jusqu’en 2040
En 2023, la loi permettra à IDF Mobilités de mettre en concurrence huit lignes SNCF exploitées par SNCF Transilien. En revanche cette échéance est plus éloignée pour d’autres lignes : 1er janvier 2040 pour les RER A et B, entre 2033 et 2039 pour les RER C et D, à partir de 2025 pour le RER E. Pour le métro l’ouverture à la concurrence est fixée en 2039.
Arguant du fait que les autres régions peuvent mettre en concurrence toutes les lignes de train de leurs territoires dès 2023, IDF Mobilités ne se satisfait pas du calendrier et saisit le gouvernement d’une demande de modification de la loi "pour accélérer la mise en concurrence des RER, tramways et métros avant 2030".
Outre l’amélioration de la qualité du service, IDF Mobilités a pour objectif, via cette mise en concurrence, de gagner en efficacité et pouvoir financer plus de trains au même coût. L’autorité, veut par ailleurs, "faire bénéficier les lignes en souffrance comme les lignes J, P ou R d’une nouvelle dynamique".
Première étape du processus en 2020
Courant 2020, IDF Mobilités lancera un avis de pré-information et mènera avec l’opérateur historique ainsi qu’avec SNCF Réseau les travaux nécessaires à l’élaboration d’un cahier des charges. Ce lancement sera suivi fin 2020 de la définition des différents lots de lignes à mettre en concurrence en phase avec l’échéancier associé pour la période 2023-2025. Suivront en 2021 un appel à manifestation d’intérêt puis, à la fin de cette même année, la procédure d’appel d’offre et de désignation de l’exploitant pour les premières lignes qui s’étendra jusqu’au terme de 2022. Enfin le changement effectif d’attributaire interviendra fin 2023.



