Face au défi climatique, "nous ne pouvons nous permettre le luxe d’exclure le nucléaire des outils dont nous disposons", martèle depuis des mois Fatih Birol, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie. Pour réduire les émissions, la part de l’électricité dans le mix énergétique mondial doit passer de 20 à 40 % minimum. Les renouvelables n’y suffiraient.
Dans une tribune cosignée avec Rafael Mariano Grossi, son homologue de l’Agence international de l’énergie atomique (AIEA), Fatih Birol appelle, encore et encore, les gouvernements à investir dans la prolongation des centrales nucléaires existantes, la construction de nouvelles centrales et dans l’innovation, notamment les petits réacteurs modulaires, les SMR (small modulaire reactor).
Moins chers que les grandes centrales
De 50 à 300 MW, contre 900 à 1600 MW pour une tranche nucléaire classique, ces mini-réacteurs seront produits en série en usine, puis assemblés sur place. Nécessitant moins d’investissements initiaux et étant plus faciles à intégrer dans les systèmes électriques, ils pourraient jouer un rôle plus important dans les transitions vers les énergies propres, comme la production d’hydrogène à faible teneur en carbone, le transport maritime et l’alimentation d’industries localisées loin des grands réseaux électriques. Le message semble être passé auprès de certains gouvernements.

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Mais pas encore prêts
Dans son plan de relance, la France consacre une partie des 472 millions d’euros fléchés sur la filière nucléaire au développement d’un SMR. Le Royaume-Uni parle, lui, d’investir 2 milliards de livres pour la construction de 16 SMR d’ici à 2050. Outre la centrale nucléaire flottante du russe Rosatom amarrée en Sibérie orientale, plus d’une cinquantaine de projets de SMR sont en développement, selon l’AIEA. Le plus avancé est celui de l’américain NuScale.



