“Les concours d'accès aux grandes écoles qui sont prévus dans les quatre prochaines semaines sont également maintenus dans leurs modalités d'organisation actuelles.” Dans un communiqué publié le 2 avril, le ministère de l’enseignement supérieur a confirmé les dires du Premier ministre Jean Castex : les concours de grandes écoles ne seront pas reportés. L'Ecole Polytechnique inaugurera le bal des écrits du 12 au 16 avril, suivi par Centrale Supelec du 20 au 23 et du concours commun Mines-Ponts du 26 au 29.
Un déroulé dont se réjouit Olivier Lesbre, directeur général d'ISAE-Supaero. “Nous avons plus d’un an d’expérience d’examens pendant le Covid-19, donc c’est une bonne nouvelle. Surtout que je n’ai pas le souvenir d’un cluster né durant un concours", constate-t-il. Cette décision résulte de réflexions débutées dès l’automne, sous la houlette de la cheffe de l’inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche, Caroline Pascal. “Nous avons imaginé plusieurs scénarios suivant l’évolution de la situation sanitaire et renforcé le protocole en fonction”, détaille Jacques Fayolle, président de la CDEFI, participant à ces réunions.
Un protocole sanitaire renforcé
Distanciation sociale, gel hydroalcoolique, masque obligatoire avant et pendant les épreuves… Les mesures en vigueur lors des écrits de 2020 ont été renouvelées. Un échelonnement de l'heure d'arrivée des candidats a également été mis en place, pour éviter tout attroupement. “C’est l’un des enjeux principaux, avec la sortie des candidats, où il faudra éviter qu’ils se réunissent pour débriefer", complète Jacques Fayolle. Sur son site Internet, le concours commun Mines-Ponts a publié la liste des mesures sanitaires lors des épreuves écrites et orales.
Certains lycées seront également mobilisés comme centres d’examen afin de respecter les jauges maximums de candidats par bâtiments et salles. Lors des échanges sur les mesures à mettre en place, un point n’a pas été retenu, l’obligation pour les candidats de passer un test PCR pour passer l’épreuve écrite. “Cela aurait été une première dans le cadre d’un concours, difficilement tenable tant d’un point de vue logistique que légal”, estime Jacques Fayolle.
Des oraux en présentiel
Les candidats étrangers, nombreux à rejoindre la France pour passer les concours, ne pourront cette année pas participer aux nombreuses épreuves qui se dérouleront dans les différentes régions. Mais des centres d’examens seront mis en place dans le pays où ils résident. Ils pourront ensuite obtenir un Visa pour passer les épreuves orales en présentiel. C’est un des changements majeurs par rapport à l’année 2020, où le report de plusieurs semaines des concours écrits avait engendré la suppression de la majorité des oraux. Cette année, ils se tiendront en présentiel.
Pour les oraux des Mines-Ponts, les modalités sont en train d'être ajustées, comme l'explique le directeur du concours Eric Hautecloque. “Nous devons notamment les adapter pour les épreuves mixtes, c’est-à-dire les travaux pratiques de physique-chimie et de sciences de l’ingénieur.” Ces oraux sont actuellement planifiés entre le 21 juin et le 18 juillet.



