La totalité des examens nationaux et concours prévus jusqu’au 5 avril sont reportés. Cette décision communiquée le 15 mars par Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation est venue ajouter une épine dans le pied des écoles d’ingénieurs, dont l’organisation est bouleversée par l’épidémie de COVID-19.
Face à cette décision, le concours Puissance Alpha - qui réunit seize écoles d’ingénieurs dont l'EFREI, CPE Lyon ou le réseau ISEN Yncrea - est maintenu au 25 avril, mais contraint de s’adapter. L'admission se fera sur une double étude du dossier, effectuée par le jury du concours et celui de chaque établissement. "Evidemment cela casse le rite de l'épreuve écrite, mais l’égalité des chances et la sécurité des candidats prime”, estime Florence Dufour, directrice générale de l’EBI, affiliée au concours.
Le casse-tête des épreuves orales
Le groupe INSA a lui annulé les entretiens oraux que devaient passer des milliers de candidats à travers la France. “Nous nous focaliserons sur le dossier scolaire et nous lirons plus attentivement les appréciations des professeurs pour compenser”, précise Claude Maranges, président la commission d'admissions du Groupe INSA, qui espère que les oraux qui se tiendront fin mai et début juin pour les autres admissions seront eux confirmés.
L'école d'informatique ESILV a elle annoncé que malgré l'annulation des épreuves écrites de son concours AVENIR, les entretiens oraux n'auraient pas lieu pour les admissions post bac, mais uniquement pour les admissions parallèles. Du côté de l’ISAT Nevers, le directeur Luis Le Moyne s’interroge sur les admissions post classes-préparatoires, “car le dossier du candidat y prend habituellement moins d’importance.”
En attente de la communication ministérielle
Pour les écoles dont le concours écrit se déroule après la date butoir du 5 avril, la situation tourne également au casse-tête. Celui de l'École Polytechnique doit se tenir le 17 avril. La direction avait initialement planché sur une organisation conforme aux règles sanitaires : des groupes de moins de 100 candidats espacés d’au moins un mètre et répartis dans différentes salles. “Le confinement rend cette logistique compliquée. Nous nous en remettrons aux consignes ministérielles”, confie-t-on aujourd’hui du côté de l’X.
Une communication du ministère de l’Education Nationale et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation qu’attend également Laurent Champaney, vice-président de la Conférence des grandes écoles (CGE), qui se dit "favorable à un report des épreuves de concours.” Une prise de parole devrait intervenir dans les prochains jours.



