A peine plus d’un an après leur fermeture, les Fonderies du Poitou s’apprêtent déjà à rouvrir leurs portes. La start-up spécialisée dans la production d’hydrogène vert Lhyfe et le producteur d’énergie solaire TSE ont annoncé mercredi 30 août que le tribunal de commerce de Paris venait de valider le rachat des actifs fonciers et immobiliers des deux sites de l’ancien sous-traitant automobile situés à Ingrandes (Maine-et-Loire) et Oyré (Vienne). Tandis qu’un consortium réunissant les deux entreprises met la main sur le premier de 43 hectares dont 40 000 mètres carrés de bâtiments, le second, le centre d’enfouissement technique, qui s'étale sur un terrain de 35 hectares, est repris par TSE et sera consacré à la production d’énergie solaire.
Après démantèlement des infrastructures et dépollution, les deux sociétés prévoient de faire de l'usine d'Ingrandes un «parc industriel écologique» où elles développeraient conjointement leurs activités. «La puissance photovoltaïque que TSE planifie d’installer sur le site du centre d’enfouissement ainsi que sur le site des Fonderies d’Ingrandes pourrait alimenter en électricité le site des Fonderies d’Ingrandes, et permettre à Lhyfe de produire un hydrogène vert et renouvelable. L’électricité produite représentera l’équivalent de la consommation de la ville de Poitiers», indique un communiqué conjoint.
Lhyfe/TSE Logistique industrielle et production de carburants de synthèse
D’autres sociétés devraient rejoindre Lhyfe et TSE sur le site d’Ingrandes qui emploierait, à terme, de 250 à 300 personnes pour un montant d’investissement «de plusieurs centaines de millions d’euros». D’après le consortium, une entreprise de logistique industrielle qui y installerait une plateforme logistique de 20 000 mètres carrés se serait montrée intéressée, ainsi que des entreprises productrices de carburants de synthèse.
En réflexion depuis un an et demi, le projet a reçu le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine, de l’agglomération de Grand Châtellerault, de la préfecture de la Vienne et la sous-préfecture de Châtellerault. Alain Rousset, le président de la région Nouvelle-Aquitaine, s’est réjoui de cette reprise qui permettra de «créer des centaines d’emplois qualifiés et non délocalisables» et qui représente «un second souffle pour le bassin d’emploi du Châtelleraudais, qui a été lourdement impacté par les crises successives ces dernières années».



