Entreprises, à vos masques, prêts, (re)partez ! Le gouvernement va inciter les entreprises à se doter d'un stock de masques d'ici au 31 août, en prévision d'une éventuelle deuxième vague de l'épidémie de Covid-19. Agnès Pannier Runacher a annoncé le 1er juillet devant la Délégation aux entreprises du Sénat qu'une note était en préparation, aux ministères de l'Economie, du Travail et de la Santé.
"Nous préparons la rentrée : il y a un risque de re-circulation du virus. Nous demandons aux entreprises de prévoir dix semaines de stocks de masque", a-t-elle déclaré. "Pour rappel nous avons des producteurs français de masques chirurgicaux et de masques grand public textile à filtration garantie. Nous invitons à plutôt privilégier solidairement la filière française"'. L'équivalent de 30 millions de masques sont en stock dans les entreprises textiles françaises.
Obligation ou pas ?
Interrogé ce 2 juillet sur RTL sur le caractère obligatoire de cette mesure, le ministre de la Santé Olivier Véran n’a pas clairement répondu mais a jugé la consigne "fondamentale à respecter". "Nous accompagnerons les entreprises, nous verrons sous quelle forme. Mais elles ont vocation à protéger leurs salariés, selon le code du travail. Il est fondamental d’avoir des stocks efficaces dans les territoires. Il faut décentraliser, déconcentrer les stockages de matériels de protection au sein des territoires, des entreprises, des établissements de santé". L'accompagnement sera matériel et logistique plutôt que financier a priori : Bercy n'a d'ailleurs pas dissous sa "task force masques" qui aide les entreprises à réaliser leurs commandes, et pourra les orienter vers les plates-formes Savoir Faire Ensemble, Stop-Covid-19 et le site de La Poste dédié aux TPE-PME.
Interpellée sur Twitter à propos du coût que représenteraient ces achats pour les entreprises, Agnès Pannier Runacher a répondu : "Sur le lieu de travail, les équipements de protection relèvent de la responsabilité de l'employeur qui doit prendre en charge leur coût. Il en va de même pour l’État vis-à-vis des fonctionnaires. Comme pour des lunettes ou des chaussures de sécurité..."



