À sécheresse exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Sur les 109 appellations d’origine protégée (AOP) agroalimentaires en France, 28 ont obtenu le droit de déroger temporairement à leur cahier des charges auprès des services de l’État. À titre de comparaison, il y en avait eu 13 lors de la sécheresse en 2019.
L’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) souligne que ces modifications nécessairement provisoires se font dans des conditions strictes, publiées au Journal officiel. « La qualité des produits ne doit pas être affectée pour que ces demandes soient approuvées », détaille l'administration. La preuve avec l’AOP Bleu d’Auvergne, qui a obtenu une dérogation fin octobre. Jusqu’au 15 mai 2023, le fourrage des vaches laitières ne sera plus exclusivement issu de l’aire géographique, mais seulement à 80%.
L’hécatombe sur les AOP agroalimentaires touche avant tout les fromages, qui concentrent 26 des 28 modifications temporaires accordées. « Il existe trois grands types de modification : la durée de pâture, la nature de l’alimentation et l’origine des fourrages, détaille Carole Ly, la directrice par intérim de l’Inao. Ces modifications restent limitées. »

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3713 - Décembre 2022



