Chez Michelin, les recherches sur l’hydrogène ne datent pas d’hier. C’est d’ailleurs sur un prototype de voiture doté d’une pile à combustible que le fabricant de pneumatiques clermontois avait présenté, dans les années 2000, l’un de ses grands projets de recherche de l’époque, l’Active Wheel. Il s’agissait d’un système de chaîne de traction électrique intégrée dans une roue... mis au placard au cours de la décennie suivante.
Depuis, le groupe accompagne le développement de la filière hydrogène en France par le biais de nombreux partenariats. Au-delà de son rapprochement majeur avec Faurecia dans le cadre de la coentreprise Symbio, Michelin a investi dans Hympulsion dont il est actionnaire avec Engie et le Crédit agricole à hauteur de 51 %, tandis que la région Auvergne-Rhône-Alpes et la Banque des Territoires détiennent les 49 % du capital restant.
Cette société a pour objectif d’accélérer le programme Zero Emission Valley, qui vise le déploiement de flottes captives professionnelles dans la région.
En parallèle, le groupe dirigé par Florent Menegaux veut accélérer l’innovation dans la mobilité hydrogène, par le biais de la course automobile. Aux côtés de Total et plus récemment de Plastic Omnium, Michelin et Symbio se sont engagés dans le projet MissionH24. Objectif : engager des bolides propulsés à l’hydrogène aux 24 Heures du Mans en 2024.



