Franco-italienne née à Paris qui a grandi à Rome, Charlotte Bakouche a réalisé toute sa carrière dans le secteur spatial.
Depuis 2019, elle fait partie de l’équipe d’innovateurs d’ArianeWorks, filiale commune d’ArianeGroup et du Centre national d’études spatiales préparant la prochaine génération des lanceurs européens. "Cela passe par la réalisation d’un démonstrateur d’un premier étage de fusée à bas coût et réutilisable", s’enthousiasme-t-elle. Autrement dit, une réponse européenne à SpaceX.
Elle doit trouver les bons partenaires pour accélérer l’innovation, que ce soit des start-up comme Sparkmate spécialisée dans la mécatronique, ou des acteurs institutionnels comme l’Onera – l’Office national d’études et de recherches aérospatiales. "Quand on rentre dans le spatial, c’est difficile de le quitter", dit-elle.
À 37 ans, elle a déjà accumulé une solide expérience. Elle a négocié les contrats des satellites chez Thales Alenia Space dès 2008, puis participé aux vols de qualification du lanceur Vega pour l’italien Avio, vendu des coiffes de fusées pour le suisse Ruag et a décroché des financements pour le moteur Prometheus des lanceurs européens du futur d’ArianeGroup.



