Curium PET France, filiale du groupe américain Curium, va s’implanter à Saint-Herblain, en périphérie nantaise (Loire-Atlantique). La société, spécialisée dans la production de médicaments radiopharmaceutiques pour la médecine nucléaire, s’installera plus précisément dans les locaux du GIP Arronax, plateforme de recherche publique en médecine nucléaire gérant un cyclotron de très haute puissance (70 Mev ou millions d'électrons volt) et, bientôt, un second de 18 Mev.
Curium va investir 7 millions d’euros dans cette implantation. Cette somme doit permettre l’aménagement de locaux mis à sa disposition et l’installation d’équipements spécifiques destinés à la production de médicaments radiopharmaceutiques marqués au fluor nécessaires aux examens de diagnostic TEP (Tomographie à émission de positons). Ces investissements débuteront en octobre 2024 pour une installation prévue en 2025-2026 et les premières productions en laboratoire à l’horizon 2028.
Un deuxième cyclotron
Curium PET France compte à ce jour 12 sites de production en France auquel s’ajoutera le site du GIP Arronax en 2028. La société fait valoir «un large portefeuille de médicaments radiopharmaceutiques» dont un nouveau médicament radiopharmaceutique dans le diagnostic du cancer de la prostate. Ce nouveau site doit permettre à la société d’augmenter sa capacité à servir la demande croissante en médicaments radiopharmaceutiques TEP des centres de médecine nucléaire publics et privés de la région Pays de la Loire.
Le projet s’inscrit donc dans le cadre de l’installation du deuxième cyclotron de 18 Mev sur le site du GIP Arronax à Saint-Herblain. Ce dernier mettra à disposition du temps d’utilisation de ce nouvel équipement en journée. Le GIP recherchait en effet un industriel susceptible de l’exploiter le cyclotron la nuit, afin d’optimiser son utilisation et de mutualiser les coûts. L’investissement est soutenu à hauteur de 200 000 euros par la région Pays de la Loire.
«Lorsque nous avons fait le choix d’acquérir un nouveau cyclotron pour produire plus de radionucléides et développer nos travaux de R&D, nous avions la volonté de partager notre temps faisceau avec un industriel afin de contribuer à un meilleur approvisionnement du territoire en médicaments radiopharmaceutiques à base de Fluor-18», explique Tony Prézeau, directeur de la valorisation d’Arronax. Ces accords conclus jusqu’en 2040 prévoient un partage à 50% de l’utilisation et des coûts opérationnels du cyclotron 18 Mev qui sera prochainement installé dans les locaux existants d’Arronax.



