EDF a déclaré jeudi 5 septembre que ses équipes procédaient à des vérifications techniques après que le nouveau réacteur nucléaire de Flamanville 3 - déjà en proie à 12 ans de retards et d'échecs - se soit automatiquement arrêté un jour après être entré en production.
Le réacteur EPR de Flamanville avait reçu le 2 septembre l'autorisation de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de procéder aux opérations de divergence - la première fission nucléaire qui permet à la production d'électricité de commencer enfin.
Les équipes d'EDF ont procédé à ces premières opérations de divergence du réacteur le 3 septembre mais le 4 septembre au matin, le réacteur s'est arrêté automatiquement, a indiqué une porte-parole d'EDF, confirmant des informations parues dans la presse.
Les premiers éléments du diagnostic technique suggèrent que l'incident «pourrait être lié à une configuration inadaptée de l'installation», a-t-elle précisé, ajoutant que les équipes procédaient à des vérifications avant de relancer la divergence. "Un premier démarrage de réacteur est un processus long, l'EPR est une machine complexe, que l'on exploite pour la première fois en France. Il est normal lors des essais que nous rencontrions des aléas techniques. Ils sont traités et solutionnés par les équipes", a-t-elle ajouté, jugeant que cet arrêt automatique prouvait la fiabilité des systèmes de sécurité de la centrale.
Avec Reuters (Dominique Vidalon et Benjamin Mallet; édité par Sudip Kar-Gupta)


