Le projet de reprise de l'usine calédonienne de Vale par l'australien NCZ s'attire les foudres des indépendantistes

Le collectif néo-calédonien "Usine du sud = usine du pays" prévoit une journée de manifestation le 21 août pour protester contre le projet de reprise de l'usine hydrométallurgique de Vale par l'Australien New Century Resources (NCZ). Le mouvement est désormais soutenu par des syndicats et des partis politiques comme les indépendantistes du FLNKS.

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Vale Nouvelle Calédonie - Usine de Goro
Le site de Goro du Brésilien Vale.

La résistance s'organise en Nouvelle-Calédonie. Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) et plusieurs syndicats ont annoncé le 17 août rejoindre le mouvement "Usine du sud = usine du pays", qui refuse le projet de reprise de l'usine hydrométallurgique de Goro du Brésilien Vale par l'Australien New Century Resources (NCZ).

Désormais élargi, le collectif sus-mentionné refuse "le bradage du complexe minier et industriel de l'usine" et exige du repreneur qu'il soit "en mesure de respecter les engagements contenus dans toutes les autorisations et les aides apportées par les pouvoirs publics, pour produire en Nouvelle Calédonie de l’oxyde de Nickel et du sulfate de Cobalt", rapportent nos confrères de France Info Nouvelle-Calédonie. Une manifestation est prévue dans les rues de Nouméa le vendredi 21 août.

Le collectif soutient un autre projet

"Si Vale donne cette usine à l’Australien, le groupe va récupérer les titres miniers qui sont là-bas [..] On n’a pas besoin de l’Australien, qui ne maîtrise pas l’hydrométallurgie et qui a très peu de moyens financiers", estime Justin Gaïa, vice-président du conseil coutumier Drubéa Kapumë au micro de France Info.

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Usine du sud = usine du Pays demande à ce que l'État et le Congrès de Nouvelle-Calédonie n'apporteNT aucun soutien au projet actuel, qui "priverait notre pays de plus de 30 % de sa richesse augmentée". À la place, les protestataires souhaitent que des discussions s'ouvrent avec les industriels français et coréens Sofinor et Korea Zinc, porteur d'un autre programme de reprise. Selon le collectif, "seul ce projet permettra de répondre aux exigences environnementales, socio-économiques et sociétales".

200 millions d'euros de pertes en 2019

Parce qu'il n'a plus les moyens de financer les pertes du site, évaluées en 2019 à 200 millions d'euros, le groupe brésilien Vale a annoncé le 25 mai être entré en négociations exclusives avec l'Australien New Century Resources. Le premier prévoit de céder au second ses 95 % au capital de l’usine hydrométallurgique Vale Nouvelle-Calédonie, la mine de nickel et de cobalt et les installations portuaires de Goro, situées dans le sud de l’archipel.

Pour réduire les coûts, New Century Resources veut fermer la raffinerie qui sépare le carbonate de cobalt de l’oxyde de nickel. Le groupe produirait à Goro un hydroxyde mixte à partir de limonite (minerai superficiel), destiné au marché des batteries de véhicules électriques. Une décision inacceptable pour le collectif Usine du sud = usine du pays.

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