Il ne va finalement pas seulement renoncer à 2,7 millions de livres (3 millions d’euros) de prime de performance en 2020. Le français Jean-Sébastien Jacques, le directeur général du groupe minier anglo-australien Rio Tinto, a été poussé à la démission le 11 septembre. Il remplira ses fonctions
jusqu'à la nomination de son successeur ou jusqu'à la date du 31 mars 2021. Même punition pour Chris Salisbury et Simone Niven, respectivement responsables du département minerai de fer et des relations entreprises. Une décision prise suite à une enquête interne sur la gestion de la destruction de deux grottes de la gorge de Juukan, un site aborigène datant de 46 000 ans, en Australie.
Mea culpa de la direction
Quelque 7 000 objets d’intérêt (pierres à écraser, outils en os, cheveux tressés datés de 4 000 ans...) avaient été découverts sur ce site. Rio Tinto avait obtenu en 2013 une autorisation de démolition dans le cadre de l’extension d’un de ses sites. Mais " les processus décisionnels n’ont pas fonctionné comme ils auraient dû", a admis récemment l’entreprise, qui va se doter d’une division performance sociale.
"Ce qui s'est passé à Juukan était erroné et nous sommes déterminés à faire en sorte que la destruction d'un site patrimonial d'une importance archéologique et culturelle aussi exceptionnelle ne se reproduise jamais lors d'une opération de Rio Tinto. Nous sommes également déterminés à regagner la confiance des peuples Puutu Kunti Kurrama et Pinikura et d'autres propriétaires", a commenté le président de Rio Tinto, Simon Thompson, le 11 septembre.



