En développement depuis plus de 10 ans, les écrans MicroLED se préparent à prendre leur envol. Selon le cabinet Omdia, le marché devrait décoller en 2025 pour atteindre 51,7 millions d’unités en 2030. Deux applications à très petits écrans tireraient ce développement : les dispositifs de réalité virtuelle et augmentée, et les montres connectées. Elles absorberaient respectivement 53,5 % et 41,6 % des écrans MicroLED livrés en 2030.
Les écrans MicroLED s’annoncent comme la solution nec plus ultra d'affichage électronique. Ils sont construits par juxtaposition de LED microscopiques à raison de trois par pixel (une rouge, une verte et une bleue) pour générer directement l’image sans rétroéclairage. Par rapport aux écrans Oled actuels, qui sont déjà plus performants que leurs équivalents LCD, ils offrent des gains significatifs de luminosité, de contraste, de durabilité et d’efficacité. De quoi réduire la consommation d’énergie des produits ultra portables et améliorer la lisibilité de l'affichage.
Problèmes de production et de coût
Reste que la commercialisation de cette technologie se heurte à de gros problèmes de production et de coût. Il faut en effet parvenir à fabriquer les LED microscopiques à bon rendement puis les transférer de la plaquette de puces vers le panneau de l’écran avec un faible taux de défauts. Le dernier téléviseur MicroLED de 89 pouces et d’une résolution de 4,5 K, commercialisé par Samsung en juillet 2023, coûte la bagatelle de 100 000 dollars ! Il est réalisé, non pas comme un écran monobloc, mais par assemblage de petits modules. Seule solution aujourd’hui pour contourner les difficultés techniques.
Ces problèmes risquent de cantonner les écrans MicroLED à un marché anecdotique dans les grands écrans, avec seulement 1,2% du marché total en volume des écrans plats en 2030 selon Omdia.

Estimation de l'évolution des livraisons d'écrans MicroLED de 2021 à 2030 (Source Omdia)



